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#3 Molko -> CASSINAT Adolphe et QUINTIN Marie


2 Lettres de recommandations nous sont parvenues concernant ce couple d’arrières arrières grands-parents. 4 générations nous séparent et pourtant on trouve pas mal de choses à leur sujet.
Je vous emmène dans la vie de ce couple (et de leurs parents), fils de vigneron de Pouilly-sur-Loire et fille d’éclusier dans le finistère… devenus domestiques chez les GUYNEMER entre Paris et la Normandie et termineront leur vie dans la pauvreté à cause d’un coup du sort malheureux.
Lettre de Recommandation de la famille GUYNEMER 
Lettre de Recommandation de la famille GUYNEMER 
Lettre de Recommandation de la famille BARROS 
Mariés le 17/04/1890 à Paris 8
Adolphe CASSINAT et Marie Yvonne QUINTIN
au domicile des GuynemerLa Famille CASSINAT
Origine de Adolphe Alexandre CASSINATAdolphe Alexandre CASSINAT
+ né le 04/08/1862 à Pouilly-sur-Loire (58)
+ 24/01/1941 (78 ans) à Noisy-Le-Grand (93)
+ tonnelier – valet de chambre / maitre d’hôtel – vigneron propriétaireOriginaires de Pouilly-sur-Loire et de Mesves-sur-Loire (à quelques km), les familles QUINTIN et MAUROY sont bien implantés dans le secteur… et on plusieurs alliances entre CASSINAT et MAUROY !
Il est le fils de Simon (1832-1906) et Marguerite MAUROY (1833-1890), Vigneron à Pouilly-sur-Loire.
Ils sont 4 enfants dont François (appelé Auguste), Adolphe, Eugénie et Marie (décédée à 3 ans).
Simon (le père) est né à Pouilly et y restera toute sa vie, en tant que Vigneron. Marguerite est domestique à Pouilly et décède à l’âge de 55 ans (1889). Simon vivra ensuite seul… parfois avec un couple de domestiques (payé par son fils Adolphe ?, seulement une hypothèse) jusqu’à ce que Adolphe et Marie Yvonne viennent vivre à la même adresse avec lui.
A l’âge de 20 ans, Adolphe est tonnelier comme de tradition familiale et on retrouve sa résidence à Paris, au moment où est remplie sa fiche militaire. Il entre alors pour faire son service militaire. Le tirage au sort (règle de l’époque) l’aura désigné pour 5 ans de services… pas de chance !La Famille QUINTIN
Origine de Marie Yvonne QUINTINMarie Yvonne QUINTIN
+ née le 20/10/1858 à Saint-Hernin (28)
+ Décès le 19/06/1936 (77 ans) à Noisy-Le-Grand (93)
Elle est la fille de Jean-Marie (1827-1858) et de Marie Josephe LOHEAC (1837-1871), habitants à Saint-Hernin en Bretagne (finistère) lors de sa naissance.
Jean-Marie a d’abord été militaire… il a participé à la guerre de Crimée qui a eu lieu entre 1854 et 1856 sous le second empire de Napoléon III. Il y est blessé à la jambe droite par un croup de feu le 22/08/1855, dans la région de Sébastopol actuelle, alors sergent de la 35ème de ligne.
Un sergent à la charge du commandement d’une petite unité de 10 à 15 hommes, veille à son entrainement, discipline. Du fait de son grade à ce moment on doit penser que cela fait plusieurs années que Jean-Marie est militaire… peut-être depuis ses 20 ans… il en a alors 28 !La guerre de crimée et le blocus de Sebatopol
Le blocus a duré plus d’un an… et son dénouement a lieu en août 1855.
Le 35 ème de ligne , dont fait partie Jean-Marie en tant que sergent, embarque à Toulon le 15 juillet 1855 pour rejoindre Constantinople pour traverse la mer Noire pour participer à la bataille de Malakoff. on parle de batailles engageant plus de 60 000 hommes pour les forces franco-britanniques…. contre 50 000 russes pour l’attaque finale du 12 septembre. Jean-Marie a été touché lors d’une des attaques d’assaut intermédiaires et donc n’aura pas participé à la victoire et prise de Malakoff… et c’est peut-être tant mieux pour lui !Il en garde quelques séquelles à savoir une ankylose de l’articulation et un amaigrissement du membre.
Il va bénéficier d’une pension d’ancien militaire à son retour en France, se mariera en 1858 (30 ans) et fondera une famille de 8 enfants dont Marie Yvonne est l’ainée. Sa femme Marie Josephe décèdera en 1871 (34 ans) peu après ce 8ème enfant alors que Marie Yvonne n’avait que 13 ans.
Il se remariera peu de temps après le drame.
La famille peut compter sur des domestiques depuis plusieurs années d’après les recensements de populations.
L’ainé des garçons, Pierre Marie mourra à 24 ans (1885) lors de son engagement volontaire en tant que militaire en Indochine dans le Tonkin durant un transport en ambulance. Jean Marie l’apprendra seulement 6 mois plus tard.Après sa carrière militaire, Jean-Marie devient d’abord meunier au moulin de Coulouiveran à Saint-Hernin pendant un temps puis Eclusier à divers endroits.
Après une formation à l’écluse de Prat Hir de Châteaulin en 1861 avec Mr VIGOUROUX, il prend le poste et s’installe avec sa famille. Il y restera 20 ans !
-> Petit témoignage de la vie d’éclusier sur ce lieu <- dans cette maison devenue aujourd’hui un AirBNB
Maison Eclusière de PratHir de nos jours 
Ecluse de PratHir En 1881, la famille part vivre sur la commune de Plouguer… à l’écluse de Pont ar Brost 200... toujours en qualité d’éclusier !
Il y restera jusque vers ses 70 ans (vers 1900) soit quasiment 20 ans plus tard, les enfants auront tous quittés la maison.La vie d’Eclusier
L’Eclusier était le garant de la navigation sur le canal :
– Assurer le passage des bateaux : Ouvrir et fermer les portes des écluses à la manivelle, veiller à la bonne marche du transvasement d’eau et guider les mariniers dans la manœuvre;
– Entretenir les installations : Graisser les mécanismes, réparer les portes et autres éléments, débroussailler le long du canal ;
– Surveiller la voie d’eau : en contrôlant le niveau, en signalant / réparant les fuites et en intervenant sur le chemin de halage ;
A PratHir, canal de Nantes à Brest, passaient surtout des péniches de blé, de cidre, de bois et charbon.
Maison + écluse de Pont Ar Bros 200 – Plouguer le 14 juillet 1891, la petite Marguerite CASSINAT verra le jour dans la maison de son grand-père, Marie Yvonne aura décidé de se mettre un temps au repos de son travail de domestique à Paris pour donner naissance à sa fille unique.
C’est probablement dans la maison ci-dessus que cela s’est passé et qu’elle reviendra y passer des vacances !… elle racontera ses souvenirs “conduisant une charrette tirée par un cheval pour aller livrer le pain”… devenus des souvenirs flous pour sa propre petite-fille…
On ne connait pas la date de décès de Jean Marie jusque là… on sait jusque qu’il vécut avec sa femme Marie MORE, 9 route de Brest à Carhaix (1901)Il est probable que Adolphe et Marie se soient connus quand ils devinrent tous 2 domestiques dans la famille GUYNEMER et que les relations avec la famille étant très cordiales, ils se sont mariés à la maison des GUYNEMER, la même année que Paul (père de Georges).
C’est ainsi que pendant près de 11 ans, les CASSINAT habitent alternativement Paris et le château de Thuit dans l’Eure (Normandie)… Les GUYNEMER passent plus de 6 mois par an à la campagne.
Les GUYNEMER.
La famille GUYNEMER est une ancienne famille française dont le nom serait mentionné dans la célèbre chanson de Roland ou encore dans des actes autour du roi Henri1er… et l’on ne compte plus les illustres personnages en lignée directe qui existent au fil de l’histoire.L’employeur des CASSINAT était Auguste Saint-Ange GUYNEMER (1824-1900), grand-père de Georges. Docteur en droit, Il fut un temps Sous Préfet de Saverne en 1865 puis nommé à Louviers (Eure) en 1870. Il épouse une écossaise, Louise Antoinette Lyon… que l’on appelle Louisa.
“Ils possèdent quantités de voitures, voyagent beaucoup et vont jusque dans le midi avec leurs équipages de mules et chevaux”Quelques mots sur Paul GUYNEMER
Adolphe CASSINAT était “ordonnance” de Paul GUYNEMER (1860-), officier de Saint-Cyr. Il seront tous les deux incorporés au 127 ème régiment d’infanterie qui stationne alors entre Valencienne et Péronne…
Les CASSINAT assisteront à la rencontre de Paul et Diane Julie DOYNEL à l’été 1890, coup de foudre lors d’une visite protocolaire au château de Garcelles (Calvados). C’est Auguste (le père) qui ira demander officiellement la main de Julie pour Paul, tradition et grande bourgeoisie oblige !
Ils se marieront en octobre 1890, 3 mois après la rencontre, avec des dot de 130 000 frcs d’un côté et 180 000 Francs de l’autre… une fortune…
Julie est elle issue d’une famille encore plus prestigieuse selon les historiens… un lien direct avec les rois de France via Bathilde d’Orléans (1750-1822), soeur de Philippe d’Orléans… ceci dit Bathilde aurait eu une liaison avec un jeune lieutenant de Vaisseau, Alexandre de Roquefeuil, d’où aurait commencé la lignée ! Mais elle est une famille bien établie dans la noblesse et la haute bourgeoisie.
Vivant sous les mêmes toits, les relations père-fils vont vite se dégrader, notamment au sujet du château de Thuit que l’un veut vendre et l’autre habiter plus longtemps… on imagine les CASSINAT assister aux disputes !Quelques mots sur Georges GUYNEMER (1894-1917)
Les CASSINAT seront parmi les domestiques les plus proches quand naitrons les 3 enfants de Paul et Julie… dont Georges, né en 1894. Julie élève ses enfants “de manière bourgeoise, traditionnelle et Catholique… les domestiques aux ordres de la maitresse de maison veillent à rendre la maison douce et agréable. son fils est de constitution fragile, nécessite d’être constamment surveillé, dorloté et pouponné”.
Le vouvoiement y est de rigueur et stricte… le petit Georges n’a le droit de parler que si on lui adresse la parole.
Il deviendra un héro de l’aviation de la première guerre mondiale : Capitaine dans l’aviation française, il remporte 53 victoires homologuées, plus une trentaine de victoires probables en combat aérienLa vie des CASSINAT
On ne sait, à ce jour, pas grand chose de la vie réelle des CASSINAT chez les GUYNEMER… On ne peut que interpréter. Lui était Valet de chambre associé au service de table, officiant pour Mr et Mme Auguste GUYNEMER, et elle cuisinière de la maison (très bonne patissière !). Ils ont forcément croisé du beau monde (nobles et bourgeois de l’époque) lors de réceptions données dans les diverses résidences.
Avec la famille ils se déplaçaient régulièrement entre Le Thuit (château) et Paris (67 avenue d’Antin – aujourd’hui Franklin Roosevelt et 25 rue de Marignan à Paris).Mais les déplacements leurs pèsent… ils doivent laisser leur fille pendant plusieurs mois de l’année. Ne souhaitant plus cela ils décident de trouver un autre emplois de domestique. Il seront restés pendant 12 ans chez les GUYNEMER.
Une question reste à élucider… que devenait leur fille pendant ces temps en Normandie ?QUE DEVIENT MARGUERITE PENDANT CE TEMPS D’absence ?

Château de Thuit 
67 avenue d’Antin à Paris (aujourd’hui Roosevelt) 
25 rue Marignan – Paris Après les GUYNEMER, et donc une lettre de recommandation en poche, les CASSINAT trouvent un nouvel emploi, 15 jours plus tard, du côté de Bougival… à priori chez les BARROS… mais jusque là je n’ai pas pu trouver de traces d’un Raymond BARROS de manière formelle… Ils y resteront tout de même 6 ans… jusqu’au 25 aout 1905 !
C’est l’occasion de revenir au pays à la quarantaine passée… à Pouilly-sur-Loire. Ils viennent habiter chez Simon, le père CASSINAT. Peut-être que la santé de Simon s’est dégradée ? on sait qu’il décède en 1906 à l’âge de 73 ans.
Fin de vie
On sait peu de choses sur ce qu’ils ont fait entre leurs 43 ans et 73 ans sinon qu’ils habitaient à Pouilly-Sur-Loire en tant que Vignerons et propriétaires. Ils se seront peut-être associés avec François Auguste, le frère, qui a reçu une médaille de chevalier du mérite agricole en 1910 en tant que Vigneron ?
Selon des souvenirs transmis, ils auraient vendus le domaine viticole – dont on connait bien les qualités de vins de nos jours de ce territoire – afin de subvenir à leurs besoins sur la fin de vie. Malheureusement ils auraient eu la mauvaise idée de se faire payer en emprunts Russes, lesquels ont perdus totalement leur valeur… Cette histoire reste à éclaircir, car la valeurs des emprunts Russes a été annulée en 1916… ils auraient donc vendus avant cela ? un mystère à éclaircir !
Finalement Il semble qu’ils soient venus vivre avec leur fille du côté de Noisy-Le-Grand. Marie Yvonne est décédée le 19/06/1936 (77ans) à Noisy-Le-Grand… c’est peut-être à ce moment là que Adolphe est resté vivre avec sa fille et son petit-fils Guy âgé de 10 ans… ou tout au moins à proximité.
Adolphe décède le 25/01/1941 (78 ans) à Noisy-le-Grand.Voici la fin de notre voyage temporel chez le couple CASSINAT. Ils auront travaillé toute leur vie, suivant l’exemple de leurs propres parents mais faisant leur propre chemin.
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(en cours) 2# MOLKO William Salomon (1896 – 1967)
né le 27/02/1896 à Saint-Eugène – décédé le 12/04/1967 (71 ans) à Corbeil Essonne
Nous sommes en 1896… un 29 février… en Algérie ! L’acte de naissance annonce la naissance de William Salomon fils de Moïse Mardochée MOLKO et Rachel ZORGBIBE, marchands de soie, juifs installés dans la périphérie d’Alger à Saint-Eugène (aujourd’hui nommée Bologhine).
Un personnage fort en couleurs… mon arrière grand-père… que j’ai même d’enregistré sur une pellicule de 8mm !
Description physique :
– Cheveux châtains foncés – yeux marrons – front large – nez rectiligne – visage long – 1m70
La vie dans le quartier Saint-Eugène (Bologhine aujourd’hui) dans la banlieu nord d’Alger
En 1898, Saint-Eugène voit débarquer les militaires pour 3 mois en raison de troubles antisémites
EN 1905, graves inondations dans la ville
Saint-Eugène – Banlieue Nord d’Alger De la naturalisation des juifs sous l’état français
Le Décret Crémieux attribue d’office aux Israélites Indigènes d’Algérie la nationalité Française… c’est dans ce contexte que les MOLKO sont devenus français, implantés depuis plusieurs génération Algérie (peut-être pas autant que ça, voir la légende de Rachel)
Ce décret est appliqué jusqu’en 1940, quand le gouvernement de Vichy décide d’abroger ce décret
Sa vie de Militaire Engagé
Au moment où j’écris ces quelques lignes résultats de recherches dispersées, j’ai un doute sur le parcours réel de Willy. Un écrit de souvenirs d’enfance de mon grand-père mentionne des tourments de Willy dû à la guerre dans le désert tunisien… hors, en suivant les Indications de la fiche matricule, rien n’indique des faits d’armes en Tunisie. Il fait bien partie des régiments de zouaves, dont Le 4ème (et d’autres !) étant basés sur la Tunisie sur le temps d’avant guerre : j’ai donc suivis l’évolution des régiments, mais pas de mentions de la Tunisie.
La première guerre Mondiale
A 18 ans, il s’engage volontairement dans l’armée pour participer à la guerre. Il sera envoyé sur le front dans le nord de la France… d’abord canonnier dans divers régiments de zouaves puis à la fin de la guerre il deviendra aviateur breveté de pilotage !
Synthèse de son engagement dans la première guerre mondiale contre les allemands :
06/10/1914 – “Engagé volontaire pour la durée de la guerre” à Alger au titre du 5eme groupe d’artillerie de campagne d’Afrique. Arrivé au corps et 2eme canonnier le 09/10/1914 – au Nord-Est d’Arras.
18/01/1915 – 4eme régiment de zouaves de 2eme classe – Belgique, les batailles sanglantes d’Ypres.
22/02/1915 – Il est gradé caporal
01/05/1915 – 3eme régiment zouaves de Constantine – Tracy-le-Val et la bataille de Quennevières dans l’Oise.
15/10/1915 – 1 er régiment de zouaves – Canny-sur-Matz (Oise), Verdun puis Souilly (Somme) pour de terribles batailles.
21/09/1916 – 4ème régiment de zouaves – Tronville-en-Barrois (Meuse) – Baille de Douaumont (Meuse)
15/11/1916 – Blessé par tir d’obus à la face dorsale de la main gauche à St Pierre Waast.
28/11/1917 – 1 er groupe d’aviation
11/04/1918 – Breveté Pilote n° 12698
12/03/1919 il rejoint le 1er Groupe d’aviation de Longvic à Dijon
26/08/1919 – congé illimité de démobilisation
15/05/1922 – Affecté dans la réserve au 34 eme régiment d’aviation du Bourget
06/05/1927 – Affecté dans la réserve du 2 eme groupe d’aviation
du 01 au 15/08/1928 : période volontaire au centre d’entrainement à Orly
du 17 au 31/05/1929 : période d’entrainement volontaire au centre d’entrainement d’Orly
20/05/1931 – Nommé au grade de sergent
du 02 au 16/07/1931 – Période d’exercice au centre d’entrainement d’Orly
01/12/1936 – Affecté à la Base aérienne d’Is
15/03/1937 – Cesse de faire partie du personnel naviguant (limite d’age), classé dans la position “sans affectation”
du 31/07 au 14/08/1940 – Période d’entrainement volontaire de 15 jours consécutifs au magasin général de l’aviation – annexe d’Orly
27/10/1939 – Classé en affectation spéciale pour une durée illimitée au titre de la société Peugeot, 29 rue de Berrio
01/06/1943 – Dégagé de toute obligation Militaire
26/07/1945 – Réintègre sa subdivision d’origine – ??Les médailles (par ordre d’importance croissante)
– Médaille d’aviateur
– croix de guerre 1914-1918 : attribuée aux actifs durant la guerre, pas seulement les combattants
– croix de guerre avec palme – la Palme a disparue – pour citation à l’Ordre de l’Armée
– croix du combattant (loi du 28/06/1930) : attribuée sur conditions au engagés dans la guerre de 14-18.
– croix du combattant volontaire (loi du 28 juin 1930 + 04/07/1935) : attribuée sur conditions aux volontaires engagés dans la guerre
Médaille militaire contingent spécial avec front ennemi – C’est la Plus haute distinction destinée aux sous-officier et soldats. Elle récompense les exploits extraordinaire ou longues années sous Les drapeaux et répond à la devise “Valeur et discipline” – Souvent appelée “La légion d’honneur du sous-officier”, la médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération.
Plongeons dans le détail du quotidien de Willy pendant la guerre. Les éléments décris ci-dessous sortent des journaux de régiments et ne sont pas spécifiquement à Willy. Gardons à l’esprit qu’il était canonnier de 2eme classe, donc dédié à sa pièce d’artillerie pour faire feu, l’entretenir et le déplacer. Il aura donc été en première ligne lors des attaques, chargeant sa pièce mais il est peu probable qu’il ai été de ceux qui sont sortis des tranchées, baïonnette au bout du fusil, menant l’attaque de front.
L’engagement familial à la guerre : Son demi-frère Aaron Henri Molko, meurt à la guerre le 20/07/1918 à Villemontoire (Aisne), incorporé au 6eme régiment de tirailleurs à la bataille de la Marne, en même temps que le commandant de Vulpillières sous le feu des mitraillettes et obus boches largués par avion.
2eme canonnier : le canonnier a en charge l’entretien de sa pièce, la mise en batterie celle-ci, tout ce qui touche à la manutention autours de la pièce, et bien entendu le service de la pièce, il le fait avec ses camarades sous la surveillance du chef de pièce qui est un sergent. comme 2ème canonnier, il peut être placé comme pourvoyeur, soit pour amener les munitions au brigadier déboucheur, soit directement au chargeur. Pendant le service de la pièce, il sera disponible pour le mouvement de la pièce, re-pointage de celle-ci…
carte
du 06/10/1914 au 18/01/1915
5 eme groupe d’artillerie de campagne d’Afrique
Willy s’engage volontairement dans l’armée pour participer à l’effort de guerre. Son groupe rejoint dès lors la région d’Arras. Il y est 2 ème canonnier. Les batteries prennent part aux opérations de Thelus et Bailleul où le général Pétain est de la partie.
Le groupe se met en batterie à partir du 06/10 sur le plateau d’Ecurie près de la route d’Anzin-Saint-Aubin. Les positions ne varient pas beaucoup durant l’hiver, des abris et des tranchées sont construites en prévision de l’hiver.du 18/01/1915 au 01/05/1915
Willy rejoint le 4ème régiment de zouaves en Belgique en position à proximité de Nieuport-Ville où il mène de sanglants combats pour La défense d’Ypres. Le 31 janvier 1915, le régiment quitte la région de Bergues-Quaedypre (région de Dunkerque), et, en deux étapes, par Hondschoote et Furnes, gagne la région des Dunes. Avec quelle joie, officiers et hommes trouvent les premiers monticules de sable qui, à leurs yeux, après l’expérience d’Ypres, représentent surtout des tranchées propres, exemptes de boue et d’eau où l’on pourrait enfin se coucher, dormir… mais un autre groupe est déjà sur place pour veiller sur le secteur.
La nuit du 4 au 5 février 1915, ils traversent Nieuport en ruines, ils prennent place pour leur nouvelle position : la garde du Polder entre les Dunes et la route de Lombaertzyde – Nieuport – ville. le rapport nous raconte ave ces mots : “Sous un ciel bas, gris, délavé s’étend une plaine monotone que ponctuent quelques rares maisons de maraichers […] le sol est spongieux, tout imprégné d’eau; on ne peut creuser et de fait, aucune tranchée n’existe. Les organisations défensives se réduisent à un parapet fait de sacs de sable, à peine assez épais pour arrêter les balles, et derrière lequel on doit circuler courbé en deux…”
Pour le repos, ils vont à Coxyde plage, avec “ses villages, ses magasins, sa population sympathique, sa belle plage où l’on peut jouir sans cesse du spectacle varié de la flotte anglaise montant la garde devant la côte Belge… “
Déjà ils découvrent les ravages des “Minens” allemands : terribles et dévastateurs, des portions entières de parapets disparaissent, emportés, balayés par le souffle puissant de l’engin. Les hommes atteints étaient broyés, déchiquetés… et sous les balles des mitrailleuses il fallait reboucher la brèche…
2e bataille d’Ypres : le 23 avril 1915 à 5 h, une brèche vient d’être ouverte par les Allemands au nord d‘Ypres… le 4 -ème zouave est appelé à la rescousse. Après avoir repris les positions, l’offensive s’organise pour l’attaque du village de Lizerne… le 3 eme Bataillon attaque : “Dans le crépitement de la fusillade, soudain allumée avec un entrain endiablé, les hommes en chéchia kaki s’élancent, bondissent dans les hautes herbes. L’instant est enfin arrivé où l’on va pouvoir rendre tout le mal qu’ils ont fait. Les gaz tuent mais les baïonnettes aussi. La première tranchée allemande est atteinte, ses occupants, en dépit de leurs supplications ne sont bientôt plus que des cadavres. Les zouaves règlent leurs comptes !”… le village est occupé malgré de grandes pertes à 16h30.
du 26 avril au 04 Mai 1915, les bataillons sont furieusement bombardés par les allemands… nombreuses pertes avant la relève par le 418 RI. Retour chaleureux à Coxyde qui comprend leur succès… et les nombreuses pertes dans les rangs.
4ème Régiment de Zouave à la bataille d’Ypres en 1915 
Uniformes des zouaves carte à consulter ?
Deuxième bataille d’Ypres : la guerre chimique est déclarée
En novembre 1914, la première bataille d’Ypres se solde par un échec de l’offensive allemande et un immobilisme des deux camps aux portes de la ville. Le Kaiser ne renonce pas pour autant à la prise de cette enclave stratégique qui demeure le théâtre de sanglants combats jusqu’en 1918.
le 22 avril à 18h, les allemands lancent une opération d’un nouveau genre : Sur un front de six kilomètres, à Steenstraat (hameau au nord d’Ypres) le XVe corps du général von Deimling ouvre les vannes de 5 730 cylindres pressurisés, contenant 150 tonnes de chlore, entraînant la mort par étouffement de milliers de soldats pris de panique.
Ce n’est pas encore du gaz moutarde, lequel sera mis en place lors de la 3eme Bataille d’Ypres.
[un article qui explique cela…]carte

Bataille de Quennevières du 01/05/1915 au 15/10/1915
Willy rejoint le 3eme régiment de zouavesLe quotidien du 3 RI de zouaves est moins sur l’attaque mais plus sur le renfort des installations dans les première lignes dans la région de Tracy-le-val jusqu’au 6 juin 1915… on imagine un moment de répit pour le pauvre Willy largement touché par les pertes de son régiment précédent… mais va de nouveau participer à des événements décisifs.
le 06/06/1915 – Quennevières
Le 5 ème Bataillon bien reposé du côté de Francport, prépare son artillerie pour l’offensive : pièces de 155, de 120 et 75… canons de 58… les réseaux allemands sont détruits… les tranchées et les abris bouleversés. “La ligne kaki soudainement dressée, franchit les premières, deuxièmes et troisièmes tranchées ennemies, méprisant le feu de mousqueterie et les rafales de mitrailleuses qui causent cependant des pertes sérieuses…” la fin de journée et nuit à venir sera consacrée à résister à la contre-offensive lourde des allemands, juqu’à la relève…60 tués, 200 blessés qui vaudra au 5eme bataillon du 3eme de zouaves d’être cité à l’ordre de l’Armée.
L’histoire ne dit pas si Willy est parmi ce bataillon précisément.Jusque juillet, le travail consiste à aménager les lignes, dans une odeur pestilentielle de cadavres en décomposition que le feu ennemi ne permet pas d’enterrer… en juillet la dysenterie fait son apparition, le 3eme de zouave est mis au repos relatif dans la région de Bonneuil.
Le 10 Aout tout le régiment est rassemblé en champagne du côté de St Hilaire au temple / vadenay… pour le passage en revue devant le Général Joffre.
En mode préparation offensive, le régiment réussit à se rapprocher dans la nuit des lignes allemandes, à creuser une nouvelle tranchée et à la relier à l’ancienne de l’arrière… marquant une avancée de 700 mètres… les allemands ne peuvent que constater cette avancée le lendemain matin.
le 30 aout, on recommence sur une autre ligne pour la grande attaque… le régiment y met tout son coeur ! L’attaque est fixée au 25 septembre… l’artillerie française entre en action quelques jours auparavant puis s’intensifie… à moins de 200 m des lignes allemandes, l’attaque débute à 9h15 dans un épais brouillard du aux bombardements… les canonniers ont bien travaillés !
les pertes sont inouïes… mais les lignes avancent…il ne reste que 350 zouaves du 3eme régiment mais l’avancée continue… le maintient des positions s’organise… jusqu’à la relève… tous les officiers sont tués lors de cette attaque… plus de 1 800 hommes hors de combat.
Le 10 octobre le régiment rejoint Dunkerque… pour le repos.
du 15/10/1915 au 21/09/1916
Willy rejoint le 1er régiment de zouaves sur le secteur de Canny-sur-Matz (Oise).
Cet hiver 1915, le travail consiste à des travaux sur terrain difficile, luttant plus contre l’eau et la boue qu’à contrer les attaques allemandes, peu actives sur ce secteur.
En Janvier 1916, le régiment est transféré en urgence du côté de Verdun, l’ennemis préparant des attaques.
L’offensive est déclenchée le 25/02… le régiment est rapidement transféré à Souilly, campe le 08/03 à Fromeréville. Le régiment maintient les positions jusqu’au 21/03, améliorant les installations de tranchées, celles-là même qui permettrons plus tard de faire échouer les attaques ennemis de Chattancourt.Après du repos, Le régiment prend la position de Nouvron… aménageant encore et encore des tranchées et abris profonds et solides… sous le feu allemand. 1000 bombes de gros calibres tombent chaque jours et autant son envoyés en retour, après les avoir transportés sur les dos sur 1 ou 2 kms dans les boyaux d’accès.
Ils restent en position jusqu’à fin septembre 1916 sur la première ligne.
carte ?
carte Bataille
Un article sur la bataille de Douaumont

Fort de Douaumont 
Sortie de tranchée journal descriptif de la bataille de Douaumont à lire – descendre au 24/10/1916
du 21/09/1916 au 28/11/1917
Willy repart rejoindre le 4eme régiment de zouaves, qu’il a déjà connu, à Tronville en Barois.Le régiment est au repos… Willy pourra en profiter un peu pour se requinquer…
Le 24 octobre 1916 le 4eme regiment s’engage dans la bataille depuis les abris de St Waast ou le ravin des Trois Cornes… ils ont vu Verdun avant d’arriver là et n’ont pu que constater la pure destruction du Pays… Les obus martèlent sans cesse… Près de 600 par jour en guise de défense. C’est la Bataille de Douaumont qui s’approche… il y aura un avant et un après la bataille !
Dans les boyaux où il est difficile de circuler… se croisent le 4eme zouaves, Les tirailleurs, les Indo-Chinois, les Sénégalais…
A 10h30 le fort de Douaumont est repris… les zouaves sortent de leurs tranchées… Une ligne de fantassins devançant l’heure prévue s’avance vers l’ennemi… La conquête durera encore 5 jours, active nuits et jours jusqu’au 29 octobre…
Les hommes reviennent en chemin de fer à Tronville pour un repos nécessaire… et rendre hommages aux morts.
La bataille a dû continuer encore un peu pour Willy puisque il est blessé par un tir d’obus à la face dorsale de la main gauche au bois de St Pierre Waast le 15/11/1916. Je n’ai pas trouvé d’éléments autour d’une hospitalisation ou d’un arrêt temporaire le temps de se retablir.Le 4 ème zouaves est ensuite affecté à la préparation de la bataille du chemin des dames d’abord à Hurteubise en avril 1917 à combattu à cerny en laonnois de mai à juillet 1917.
la reprise du fort de la malmaison 23 au 29 septembre 1917
une conférence intéressante sur le 4 ème zouave (et l’ensemble des regiments de zouaves) pendant la guerre de 14-18. Le temps de l’aviation
28/11/1917 – 1 er groupe d’aviation – période de formation dans l’aviation.
Willy passe dans l’aviation en tant qu’élève pilote… et obtient le brevet de pilote le 11/04/1918.
-> 20/07/1918 : Son frère Aaron Henri vient de mourir sur le champ de bataille à Villemontoire dans l’Aisne ;
du 08 au 23/08/1918 il part au CIACB (Centre d’Instruction d’Aviation de Combat et de Bombardement) pour apprendre aux pilotes les techniques de combat.
Le 18/10/1918 : Parti au ?Salm 225 – donnée venant d’une carte fiche d’aviateur… mais je ne sais pas ce que cela signifie : un rapport avec les moteurs Salmon de l’époque ?
Le 12/03/1919 : Venu Es 61 – ?? je n’ai pas la signification
Le 12/03/1919 il rejoint le 1er Groupe d’aviation de Longvic à Dijon
Camp d’aviation Longvic (Dijon) 
Chronologie hors contexte de guerre
Mariages et unions : nous lui connaissons 3 unions officielles.
+ date non déterminée : Un premier mariage avec Esther REBOUAH : en algérie ? Il manque les actes pour en dire plus sur cette union. Nous n’en connaissons pas plus sur cette personne.
+ Union libre avec Marguerite CASSINAT : Ils auront 1 enfant, mon grand-père Guy MOLKO (voir la chronologie).
+ 30/09/1961 : Gabrielle DURAND, veuve de FATTIER Henri Paul (dcd en 1955).Mon grand-père Guy nous a laissé quelques éléments en rapport avec son père, qui nous aide à le cerner un peu :
“Son grand amour pour moi ne le dispensait pas, au contraire de m’imposer des règles de maintien et de conduite très strictes. Pas question de manger à table avec ses mains, ni bien sûr sans les avoir lavées. Ne jamais saluer un adulte, spécialement une femme (question méritant un large développement).”
Selon les dire de Guy, Willy n’était pas un exemple de fidélité parfaite et les “querelles” étaient régulières dans le couple MOLKO / CASSINAT, cela même devant les lettres énamourées de ces femmes, évoquant les promesses de l’incriminé !
Nous arrivons ponctuellement à suivre sa vie. Reprenons cela dans l’ordre chronologiqueChronologie
+29/08/1897 – Un article à charge nous relate un fait avec Mme MOISE MOLKO – Article de l’anti juif page 2… ce qui nous donne des indications sur le contexte de vie pour les juifs autour de 1900 du côté d’Alger, information qui n’est pas forcément à généraliser.
+ 07/07/1905 (9 ans) – Décès de son père Moïse Molko à Alger (Saint Eugène) – le journal mentionne la famille au complet et le terme de “perte cruelle” – voir article ici –
+ 02/05/1921 : Willy vit 15 Faubourg Montmartre – Paris
+ 26/05/1922 (26 ans) : Willy gagne le “concours des Milliards” organisé par le journal l’Intransigeant… 10 000 francs en rente de 600 francs – Il est alors employé à la Banque du Crédit du Nord – lire l’article de l’intransigeant
+ 12/08/1924 (28 ans) : Willy donne 50 francs pour les “petits lits blancs” pour aides les enfants malades de la tuberculose osseuse.
+ 30/01/1926 (30 ans) : Naissance de Guy Molko… né d’abord sous le nom CASSINAT, de sa mère Marguerite (ou Margot) CASSINAT. Willy reconnaitra son fils seulement le 06/08/1927.Petit retour sur les conditions de naissances de Guy
Quelques incertitudes persistent autour de la vie de Marguerite et Willy. Evidemment on ne sait pas quand ils se sont rencontrés ni comment… Marguerite a déjà 2 enfants de son mariage avec Eugène COGNET, lequel ne semble pas rompu (l’acte de décès de Eugène en 1962 le mentionne veuf de Marguerite). On peut imaginer une séparation de corps (sans divorce), pourquoi pas autour de la rencontre avec Willy ! impossible à vérifier.
Toujours est-il que Guy nait enfant adultérin (enfant d’une femme mariée mais de père hors mariage), donc portant le nom de sa mère, CASSINAT… donc l’acte de reconnaissance plus tard de la part de Willy viendra créer un lien juridique et lui donner alors le nom de MOLKO légalement. Dans la déclaration de naissance il n’était pas possible d’apposer le nom du père hors mariage.
L’enjeu de paternité est lié au mariage (qui créé le lien juridique), sauf en cas de séparation de corps : la mère peut alors déclarer son enfant sous son nom unique, un père peut venir faire la reconnaissance ensuite. La loi de l’époque autorise cela. Dans tous les cas de figures on imagine que le couple CASSINAT / COGNET était d’accord, sinon Eugène aurait pu revendiquer légalement la paternité ou tout au moins compliquer les procédures. – source sur le droit et la filiation avant 1972 ici –+ Mai 1927 : On retrouve une mention de faillite d’entreprise – 62 rue rambuteau à Paris concernant une lingerie. Onb par de Villy… je pense qu’il s’agit de Willy ! https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k51669033/f3.item.r=villy-molko.zoom
+ 1929 / 1930 : Guy se souvient de sa première grosse correction par son père Willy. Margot ne cédait jamais dans les querelles lorsqu’elle se sentait dans son bon droit. Ce jour-là, “il lui prit les deux poignets pour l’immobiliser ou la faire reculer, elle hurla…[…] je me dressai du haut de mes 3 ou 4ans, sur le lit, et j’assénai un coup de biberon sur le crâne de mon père. Ce fût l’apocalypse. il dit “Batttre son père, c’est déjà un meurtre, bafouer son autorité et le respect qui lui est dû, cela nécessite qu’après une monumentale fessé, on demande PARDON, A GENOUX ! . PAS moins fiuer et entété que mes 2 parents réunis, je ne voulais pas me mettre à genoux. Alors courbé par les cheveux, les joues rouges de gifles et les fesses marquées de doigts, je criai : NON PARDON ! […].
On ne rigole pas avec les règles !


+ 02/10/1932 : Guy se lance sur un championnat de jouets sportifs sur l’esplanade des Invalides à Paris, sur un nouveau jouet nommé le skieur. Il est le plus petit de la course mais l’histoire familiale explique que le “jouet” fut fabriqué par Willy et que bien posté sur la ligne de départ derrière le “skieur” il donna un petit coup du bout du pied pour aider son fils à démarrer… pour gagner ! du haut de ses 6 ans et demi, Guy évolue parmi des enfants de 8 et 9 ans… sur 100 mètres, avec un virage ! Le journal confirme qu’il est bien arrivé premier !
Ainsi que sur d’autres courses :
– Le grand prix de Paris des automobiles à propulsion mécanique, dans la première catégorie des enfants de 3 à 8 ans sur l’épreuve des voiture à propulsion par vilebrequin – 100 mètre Handicap ! Il n’est pas dans les 4 premiers.
– Le championnat de Paris des Tricycles, dans la deuxième course des 5-10 ans, sur 300 mètres handicap.
Organisé par le journal l’Auto. Il arrive 4 eme !
+ 09/07/1933 : La médaille militaire : Le JO de ce jour attribue la médaille militaire :
+ 01/11/1933 : domicile 27 rue de Saintonge – Paris
+ 27/10/1939 : Willy est mis affectation spéciale pour une durée illimitée au titre de la société Peugeot, 29 rue berri (Patis 8), décision n° 71959 N3/1 du général commandant la région de Paris.L’entreprise Peugeot pendant la guerre
Le 29 rue de Berri près des Champs Elysées est alors le siège social de l’entreprise Peugeot. Entreprise d’intérêt National, le plus grand groupe industriel français produit des véhicules, des moteurs, des pièces mécaniques et des équipements militaires prioritaires pour répondre à la menace de guerre.
En attendant d’en savoir plus sur la raison de l’affectation de Willy à cette adresse, on peut considérer qu’il était cadre ou considéré comme employé qualifié, géré par le commandement militaire.
Hypothèse : William a pu faire jouer ses relations dans l’armée pour être positionné chez Peugeot. En janvier 1943 il réside à Saint-Etienne, peut-être protégé toujours par Peugeot (et les anciens du commandement militaires) pour continuer à travailler en zone plus sûre. A partir de Novembre 1942, la zone libre est occupée mais c’est probablement plus prudent d”être basé à Saint-Etienne que de rester à Paris.
+ 30/10/1938 : Willy porte son fils Guy sur les épaules, accompagné de Margot… ils sont fascinés et effrayés par l’incendie qui ravage Les Nouvelles Galeries à Paris. C’est le souvenir le plus marquant pour Guy.
+ 29/01/1943 : Willy réside alors à Saint-Etienne. On le découvre dans une carte qu’il envoie à son “fils +chéri”. Il lui annonce qu’un paquet par ce jour avec des chaussures : “Sois élégant, c’est l’ouverture de toutes les portes dans la vie !”
+ 23/06/1943 : Il écrit à Margot (Marguerite), toujours basé à Saint-Etienne. Il se plaint d’un manque de communication entre eux (et Guy). Il demande des nouvelles des examens / résultats de Guy. Il prépare un vélo pour Guy : “Il sera prêt pour la fin du mois !”. La lettre est adressé à Madame MOLKO ! (Marguerite et Willy ne sont pas mariés).
+ janvier 1944 ? : Il écrit (sans dates) à Guy et Margot. Il leur conseille de quitter Paris en cas débarquement pour éviter les combats et la famine… pour rejoindre Noisy. Il fait part des dispositions qu’il prend pour le soin de sa femme et son fils. Il se préoccupe aussi pour Roland, le fils de Margot qui est à la guerre.
+ un lundi 3 h du matin : Willy se désespère de ne pas avoir de nouvelles de sa famille.
+ 06/04/1948 : Il devient grand-père pour la première fois… d’une petite Sylvie !
Willy et sa petite-fille Sylvie + Naissance de Stéphane
+ 27/04/1961 : domicile 122 rue de Belleville – Paris 20
+ 30/09/1961 (65 ans) : Mariage avec Gabrielle DURAND à Paris 20 – née à Saint-Etienne. Quand on parle d’elle dans la famille, on me nomme Gabie FATTIER… FATTIER étant le nom de son premier mari !
+ 12/04/1967 (71 ans) : Willy décède à 17h30, 17 rue Pasteur à Corbeil Essonne. Enterré dans un cimetière catholique, il aurait été enterré avec une petite boite contenant de la terre sainte d’Israël en souvenir de sa religion juive.






Annonce des courses et candidats 
Résultats de course avec la photo de Guy ! -
#2 Ravoisier – Lucette Ninon (BINET)

Lucie Louise Binet de son nom de naissance, je me souviens que Mireille m’avait parlé vaguement de sa tante, qui s’était suicidée, au détour de l’album photo familial qu’elle avait constitué. Quand une personne est un peu connue on est susceptible de retrouver assez facilement des traces ici ou là… je me suis donc lancé dans cette enquête qui nous plonge dans le Paris du Music-Hall des années 1920… et de L’Olympia, bd des capucines, de l’époque ! On l’appellera parfois La reine du Caf’ Cons’ !

1925 
entre 1922 et 1925 Lucie BINET
Née le 06/04/1902 à Paris 11
Décédée le 14/03/1928 à Neuilly-sur-Marne à l’âge de 25 ans (suicide). De son suicide il est dit qu’elle était dépressive (transmission familiale).
fille de Alphonse Pierre BINET (1863 – 1886) et de Joséphine GAUTRIN (1864 – 1941)… couple qui a eu 13 enfants.
Lucette Ninon était son nom d’artiste
Lucette Ninon en 1926 De sa vie personnelle on ne sait pas grand chose, je ne lui connait pas de mariage officiel, pas d’enfants… sa courte existence a laissé peu de traces de sa vie intime.
En revanche, les journaux de l’époque nous permettent de la suivre un peu sur le temps de sa carrière… petite chronologie !
07 septembre 1919 : Un conflit oppose patrons de salles et travailleurs, notamment les musiciens qui demandent de meilleurs conditions de rémunérations (en ce temps la musique de film était jouée en direct) provoquant une grève inédite… et par-là même la fermeture des salles… ce que l’on a appelé le “lock-out”. Qu’à cela ne tienne, les spectacles se tiendront dans de nouvelles salles à l’extérieur. Il faut considérer que nous sommes en sortie de guerre et que la population aime à sortir au music-hall et cinéma.
Lucette Ninon se présente donc à cette occasion dans une soirée gratuite donnée 19 rue Blanche à Paris 9, par les artistes lock-outés (mis en arrêt mais non grévistes). Plus de 500 personnes assistèrent au spectacle avec un orchestre de 40 à 60 personnes. “Lucette Ninon fut charmante et fraiche dans sa robe rose, aux épaulettes diamantées.”
C’est la première trace de Lucette dans le monde du spectacle ! – voir l’article –15 janvier 1920 : Paris au théâtre lyrique du XVI eme arrondissement – “J’ai particulièrement apprécié dans le dernier programme la finesse sentimentales de Mlle Lucette Ninon…” – voir article –
24 et 29 avril 1920 : à Troyes au cirque municipal – “Riandreys et Lucette Ninon comiques…” – voir annonce – Ou encore ici voir l’annonce –
– 06 juin 1920 : Brest – au Grand cinéma Saint-Martin (actuellement rue André Berger)- Tout juste âgée de 18 ans, Lucette Ninon est en représentation supplémentaire avec un certain Riandreys, présentés comme “comiques incontournables”.
– voir annonce du programme – dans la dépêche de Brest du 06/06/1920.
– du 9 au 11 juillet 1920 : Saint-Denis – au théâtre Municipal – “Music-Hall… Lucette Ninon dans son répertoire […] Riandres chanteur comique…” – voir l’annonce –– 26 novembre 1920 : Paris-dans mentionne, au Kursaal de Clichy : “Je cite au passage Mlle Lucette Ninon agréable à voir et à entendre… Mr Riandreys qui a beaucoup amusé…”
– voir l’article –– 15 avril 1921 à Levallois au théâtre concert Darcet, toujours en compagnie du fameux Riandreys – voir –
– du 6 au 8 aout 1921 : Saint-Quentin – Cinéma SPLENDID Music-Hall – “La fine diseuse de l’Eldorado […] Riandreys le plus célèbre excentrique de l’Alhambra…” – voir l’annonce –A partir de 1922, elle devient la protégée de l’Olympia, sous la direction de Paul Franck (1918 – 1928).
au début elle apparait dans les noms complémentaires des annonces puis petit à petit son nom grossit et remonte dans l’ordre d’apparition !
– 30 et 31 mars 1922 : à l’Olympia… avec des têtes d’affiches comme GEORGIUS ou G. Palmer.GEORGIUS dans un enregistrement de 1922 – 01 avril 1922 – Dans un article de Comoedia on retrouve la mention de Lucette : “Encore une trouvaille de l’Olympia. Depuis Lucie Dereymon on n’avait pas entendu une chanteuse aussi fine, aussi délicate : Mlle Lucette Ninon, quand elle aura choisi les chansons gaies et bien rythmées de nos bons compositeurs actuels, sera l’une de nos meilleurs diseuses.” – voir l’article –
On la retrouve alors de manière quasi permanente en représentation à l’Olympia, parfois Riandrey’s se trouve dans les artistes cités :
– 21 et 22 avril 1922 – voir l’annonce –
– 09 Juin 1922 – voir l’annonce dans le figaro – ou l’annonce de l’Excelsior – Le petit journal la mentionne “la jolie divette Lucette Ninon…” voir l’annonce
Le programme de l’Olympia apparaissant dans pas mal de journaux de l’époque, j’imagine que Paul Franck investissait fortement dans les annonces dans les journaux.
A partir du 15 juin, Guya Pinsonnette succède à Lucette Ninon… pour un temps…– Le 13 juin 1922, Lucette est en représentation à Vichy sous la promotion de l’Olympia :
Puis une seconde représentation au jardin du théâtre de Vichy le lendemain. C’est le début de la célébrité pour Lucette.


L’Olympia dans les années 1920
L’Olympia ouvre le 12 avril 1893… A ses débuts, des attractions foraines y sont proposées mais très vite la chanson y fait son apparition, à travers notamment des revues de music-hall avec Mistinguett et Yvonne Printemps entre 1911 et 1914. Après la Première Guerre Mondiale, période durant laquelle la salle fut fermée, l’Olympia accueille quelques vedettes de la chanson de l’époque, comme Fréhel, Marie Dubas et Lucienne Boyer… ou encore Lucette Ninon !
Paul Franck en est alors le directeur de 1918 à 1928. C’est lui qui introduit la présentation de chansons au milieu des spectacles.
Malheureusement, au fil des années, l’engouement s’estompe au point que l’Olympia se transforme, en 1929, en salle de cinéma.
Lucette Ninon revient à l’olympia en juillet 1922… et régulièrement jusqu’en avril 1927 (trace laissée dans les journaux). Tout au long de sa carrière le fameux Riandrey’s est présent dans les mêmes soirées en tant qu’artiste.


Le Carnet de la semaine Riandreys… Emile Riandreys
Sa Biographie commence souvent à partir de 1930, date à laquelle il a commencé à tourné des film… et donc devenir acteur… Il a joué dans plus de 80 films avec des réalisateurs tels que Georges Lautner, Claude Berri, Darry Cowl, Jean-Pierre Mocky… entre 1931 et 1977.
Il n’empêche qu’il était très lié à Lucette Ninon avant cette période cinéma, lui apparaissant comme comique ou chanteur fantaisiste, très régulièrement sur la même affiche que Lucette.
Un article nous explique même qu’il serait le mari de LucetteJe retrouve pas moins de 80 mentions après juillet 1922 dans les journaux concernant des dates ayant lieu à l’Olympia ! citons parmi les commentaires d’appréciations :
– “la jolie divette Lucette Ninon...” – Le petit journal du 28/07/1922 – voir l’article –
– “[…] et une exquise poupée parisienne : Lucette Ninon, qui détaille à ravir la chansonnette” – Comoedia du 10/01/1923 – voir l’article – ou encore “la gracieuse” et “la divette”
– “Une nouvelle étoile – une toute jeune et charmante danseuse : Lucette Ninon, très remarquée à Deauville, où elle chantait hier encore, fera partie du prochain programme de l’Olympia” – Comoedia du 21/08/1923 – voir l’article
– “La jolie Lucette Ninon, petite étoile toute neuve qui grandit et monte sur l’horizon du music-hall parisien, chante agréablement l’Eventail et, peut-être, malgré son adresse et sa gentillesse, a tort de s’attaquer à cette Violetera dont la version française un peu ridicule ne permettra jamais ç aucune chanteuse, eut-elle du génie, de se défendre contre le souvenir de la création adorable de Raquel Meller, présente à l’esprit de tous les spectateurs…” – dans Comoedia du 06/09/1923 – voir l’article –
– “Lucette Ninon mignonne et puérile, qui joue avec elle-même comme une fillette jouerait à la poupée, gazouille deux chansonnettes rose tendre et bleu-ciel, fait trois petits tours et puis s’en va…” Paris-soir du 21/10/1924 – voir article
– […] Lucette Ninon toujours charmante mais un peu paresseuse et qui ne renouvelle pas son répertoire[…]” – dans Comoedia du 23/10/1924 – voir article –– 12 mars 1925 – “[…] Nous n’avons pas plus à inventer Lucette Ninon, gracieuse diseuse, zézayante et mutine, fraiche et fragile poupée parisienne en robe de satin, à la voix mouillée et cristalline, qui plait et qui touche ; elle chante toujours avec le même succès Les Amoureux et une chanson bien venue que j’ai déjà eu l’occasion de citer, Moi j’ai toi ! dont elle tire un excellent parti. Mais enfin, Mle Lucette Ninon devrait renouveler un peu plus et ne pas tant se fier à son charme. Cette toute petite étoile qui brille depuis trois ou quatre ans d’un éclat très personnel, nos yeux ne la voient pas grandir : il semble que ce soit un peu sa faute […]” dans Comoedia du 12/03/1925.
C’est le critique Gustave Fréjaville, qui œuvre dans le journal Comoedia, spécialisé dans les œuvres et les artistes, qui écrit ces quelques lignes en demi-teinte sur Lucette Ninon. Il a pourtant souvent écris des louanges sur elle mais manifestement semble se lasser de cette jeunesse qui reste. Peut-être le début des difficultés de carrière de Lucette ?
– “Mlle Lucette Ninon, poupée rose, ingénue et tendre “zozote” aimablement ses chansons. Quand elle interprétera des grivoiseries, cette petite fille, qui a grandi trop vite et qui ne grandit plus, je suis sûr qu’elle aura sa vedette. ” – Paris soir du 06/05/1925 – voir l’article –
Je vous laisse juge de comprendre si ces bouts d’articles sont élogieux ou critiques, belles paroles ou au contraire difficiles à recevoir !
Il serait fastidieux de passer en revue toutes les dates de présentations ici… mais je dirais que sur la période 1923 – 1926, c’est quasiment quotidien… entre les dates à l’Olympia et les dates en tournée en province ou d’autres music-halls de Paris.
En plus de l’Olympia, elle se présentera au Kuursal Casino de Berck (17/09/1922), à l’Alcazar de Marseille (sur une période du 22/09 au 05/10/1922)…
Lucette partagera l’affiche de la tournée à Marseille avec Nine Pinson, à écouter ci-dessous :… mais aussi au théâtre des nouveautés (01/11/1922), à L’Alhambra (fin janvier 1923), au Royal Monceau , Concert Ciné Palace, au Coucou (06/09/1923), au BA-TA-CLAN (1923 à plusieurs reprises ou elle chante avant le spectacle en trio des frères Fratellini entre 2 tournées européennes), au ciné concert Lafayette de Paris, à l’Ambassadeurs avenue des Champs-Elysées (mai 1924) … au Casino Municipal de Biarritz (19/02/1924), au théâtre Français de Bordeau (juin 1923)… à l’Eden concert de Nîmes (20/09/1924), à la Scala théâtre de Lyon (1925), au Palace Boulvardia (1927)
En septembre 1923, quand elle joue au Coucou, 33 bd st Martin Paris 3eme, le jeune Pierre Dac débute sa carrière sur la même affiche !

Les Ambassadeurs vers 1925 – Lucette Ninon s’y présente en mai 1924 …de nouveau à l’Alcazar de Marseille en présence du Grand Mayol sur une tournée fin aout / 15 septembre 1924… petit aperçu de l’ambiance de l’ouverture du spectacle !
La dernière date de représentation retrouvée (jusque là !) dans les archives de la presse est annoncée 28 avril 1927 à l’ephémaire château de Montbreuse – 54 rue Pigalle – ouvert tout juste depuis mars par Gaby Montbreuse, où elle joue depuis une quinzaine de soirs. Ensuite c’est le silence radio jusqu’à son suicide 1 an plus tard.
De la scène à la radio !
On retrouve Lucette Ninon dans les diffusions programmées à la radio et donc annoncées dans les journaux :
– Radio Matin ou Radio Paris du 11 juillet 1925 : Mlle Lucette Ninon, la délicieuse artiste de l’Alhambra, interprétera le Tom-pouce et Ah! les hommes, de J. Lenoir.
– Radio Paris du 11 juillet 1925 :
Le BATACLAN de Mme B. RASIMI et la Tournée en Italie en avril 1926 –
Mme Berthe Rasimi dirige le Bataclan depuis 1910 où elle a créée les revues de grands spectacles où se sont présentés des artistes comme Colette, Maurice Chevalier, Mistinguett à leurs débuts. Chaque année depuis 1920 elle organise de longues tournées à l’étranger comme les Etats-Unis ou en Amérique du sud ainsi qu’en Europe sous l’égide du Bataclan… En 1926, les choses se compliquent et Mme Rasimi doit céder sa salle de spectacle.
La troupe se dirige vers l’Italie en avril 1926 pour des représentations du spectacle “Cachez ça” notamment à Milan au théâtre Dal Verme pendant près d’un mois. Gros succès lors de la présentation du spectacle.
Nous savons que la tournée s’est ensuite présentée au Portugal en juin 1926 puis le Brésil notamment du côté de Rio-de-Janeiro la semaine du 21 juillet 1926, préambule d’une grande tournée en Amérique du sud… Les articles ne mentionnent pas précisément Lucette Ninon.
Il est impossible qu’elle soit partie au Brésil avec cette troupe puisque du 10 au 23 septembre 1926 elle est à l’affiche de l’Alcazar à Marseille !
La tournée sud-américaine de 1926 de Mme RASIMI fut un échec commercial en proie aux insurrections locales et divers évènements.
En 1924, les éditions Francis Salabert ont sortis une partition avec la photo de Lucette Ninon… Cette partition mentionne que ce morceau a été enregistré sur disque ! peut-être un exemplaire fera t’il son apparition un jour ?

Le décès de Lucette Ninon (Lucie BINET)
Lucette décède décède le 14 mars 1928 à Neuilly-sur-Marne… et les obsèques auront lieu le 17 mars 1928, suivis par quelques amis et la famille. La plus jeune de la fratrie des Binet vient de se donner la mort. On nous a dit qu’elle était dépressive, malade… peut-être l’interprétation de l’époque… le métier pourrait bien avoir quelque à voir avec cela aussi !
Les journaux nous apprennent aussi que d’autres jeunes étoiles du Music-Hall “disparaissent” dans le plus jeune âge, à cette même période. Ainsi la liste funèbre est composée de Jenny Golder, Claudine Boria (qui a partagé l’affiche de Lucette Ninon) ou encore Nils Berlings.
L’intransigeant du 18/03/1928 
Le Quotidien du 29 juillet 1928 -
#2 ADROT Louis Albérique dit Albert
Albert a eu une vie de dur labeur jusque vers ses 70 ans, domestique au château de Lumigny, puis manouvrier ou encore charretier chez divers patrons. 2 mariages et 6 enfants, il survivra a ses deux épouses. Un grave accident de chariot lui vaudra de marcher en claudiquant !

né le 29 octobre 1855 à Lumigny – décédé le 21 août 1931 à Meaux
Il grandit et vit à Lumigny (ancienne commune) toute sa vie. On sait aussi qu’il était bègue.
Navigation dans sa vie
– Ses Parents
– Mariages
– Métiers et Patrons
– Documents à voir
– Contexte Historique NationalSes parents
Fils de ADROT Louis Augustin dit Auguste et de LAVILLE Joséphine Adèle dite Adèle
Ainé de 5 frères et soeurs.
Son père est manouvrier / journalier toute sa vie et sa mère est lingère, couturière (1861 – 1868), journalière blanchisseuse (1886 – 1896) puis devient sa propre patronne blanchisseuse (1901 – 1906). Des personnes qui auront travaillé toute leur vie, toute la journée à une époque où les congés et week-ends n’existent quasiment pas.La famille est depuis de longues générations dans le secteur de Lumigny : son père Louis Augustin né et décède à Lumigny, son grand-père Jean-Baptiste Denis né à Ormeaux (à 8km); son arrière grand-père Denis né à Ormeaux, puis Guillaume au Planoy, Nicolas à Voinsles, puis Nicolas à Vaudoy-en-Brie (12km) né en 1662…
Au moins 7 générations présente dans les 12 km autour.


L’école et la Mairie de Lumigny où Albert aura été pour son instruction et ses mariages – Photo de 1915
Mariages = 2 mariages
1er mariage avec Alphonsine CHAMPALET (1855 – 1882), célébré le 21/04/1879 (24 ans) à Lumigny… ils auront ensemble 2 enfants :+ Adrot Ernest Athanase (1880 – 1918) – Jardinier, il mourra disparu, “Mort pour la France” pendant la première guerre mondiale à Noyons en mars 1918. Son père participera à l’appel à contribution pour ériger un monument aux morts de Lumigny en 1920
+ Adrot Albertine (1882 – 1971?)Alphonsine décède 1 mois et demi après l’accouchement de son deuxième enfant Albertine probablement des suites d’un accouchement difficile à l’âge de 26 ans.
2ème mariage avec Louise Julie LEGRAND (1867 – 1915) célébré le 02/01/1886 (31 ans) aussi à Lumigny… il auront ensemble 4 enfants (dont mon arrière-grand-père) :
+ Adrot Gustave Louis (1888 – 1958) – manouvrier qui restera dans le secteur –
Il sera décoré “très bon soldat blessé une 1ère fois aux attaques de septembre, a été blessé de nouveau en arrivant sur la 2 eme position ennemie – croix de guerre étoile argent.
+ Adrot Emile Jean Marie (1893 – 1921) – le 23/03/1918 il est fortement intoxiqué par un obus asphyxiant (gaz moutarde) ennemis tombés sur la batterie V.K.71 ou il était affecté. Il meurt 3 ans plus tard à 28 ans des suites de ses blessures. Il est reconnu “Mort pour la France” le 18/9/2018 par l’ONAC.
+ Adrot Maurice Louis (1899 – 1974) – Mon Arrière grand-père… qui fera l’objet d’une page dédiée
+ Adrot Jean Georges Ernest (1902 – 1945) – ouvrier agricole à Lumigny aussi.
Emile Adrot avec sa femme
Travail
Albert sera dès l’âge de 24 ans domestique au château de Lumigny, qui est alors propriété de Albert de Mun dans une période où le village de Lumigny est transformé sous l’influence de son chatelain. On sait que notre Albert y est resté à travailler jusque vers 1882 mais l’histoire ne dit pas quel métier il exerçait au château ! un jour peut-être trouverons nous des éléments ! peut-être Charretier ?
En tout cas il le sera plus tard quand il travaillera à la ferme de la ville du Bois chez Mr BUTTIN à la ferme de la Ville-du-Bois !
Entre 1886 et 1891, son frère Jules Athanase travaille aussi au château de Lumigny (blanchisseur ?)
1886 – Manouvrier à Lumigny
1891 – 1896-1902-1911 – Charretier chez Poirier
1899 – 1901 – Charretier chez Buttin
1904-1906 – Manouvrier chez Buttin à la ferme de la Ville-du Bois à Lumigny
1921 – Ouvrier agricole chez ThominetLa Ferme de Mr BUTTIN
Un article nous renseigne sur la taille de cette ferme et le matériel vendu en 1906 :
– 10 chevaux et juments ;
– 6 vaches, 1 taureau, 6 boeufs…voir photo en bas de page

Le métier de Charretier
« Le charretier est le valet de ferme chargé de soigner les chevaux, de les conduire aux voitures et aux instruments auxquels on les attèle. Quand il s’agit de bœufs, le charretier est dit bouvier. Les qualités qu’il doit posséder sont la sobriété, la patience et la force. Son talent consiste à bien connaître les chevaux et à les diriger de la voix et du geste, en les faisant marcher avec régularité. » selon L’Omnium agricole.
Le Charretier est plutôt bien considéré dans la hiérarchie des ouvriers. Il doit être digne de confiance car il s’occupe des chevaux, bien précieux des fermes d’antan. Leurs gages sont généralement plus élevés que ceux des autres ouvriers, ils bénéficient de la nourriture, du logement, du couchage. On relève des gages de 450 francs/an dans l’Yonne (nourris), en Beauce, le salaire annuel est de 600 à 800 francs (nourri) quand un domestique ordinaire ne touche que 350 à 450 fr et une servante 250 à 400 fr.
Les journées sont longues, 9 heures l’hiver, 12 à13 heures l’été, avec 3 pauses, dont une longue à midi… Il faut quotidiennement s’occuper des chevaux, avant et après le travail, le dimanche aussi ; entretenir les harnais, vérifier la ferrure pour ne pas désorganiser le travail du lendemain par une visite chez le maréchal… Respirer les brouillards, frissonner aux pluies d’hiver, transpirer sous la canicule, des heures de marche derrière les outils … Un travail exigeant, un travail de force et de résistance dont la récompense tient moins au salaire qu’au regard posé sur son attelée.28 septembre 1904 – Un accident de chariot à quatre roues, trois chevaux de file… heurté par un autre chariot “fou”…
l’article du “Démocrate” daté du 12/08/1905 nous explique précisément les circonstances de l’accident.Extrait de l’article à lire ici
“Mr ADROT fut d’abord renversé violemment à terre; le choc fut si brutal qu’il eu la cuisse gauche fracturée, puis le lourd chariot poursuivant son chemin, la roue d’arrière lui passa sur le pied droit après lui avoir éraflé la jambe […] La victime de l’accident, Mr Adrot, qui est affligé aujourd’hui d’une fâcheuse claudication…”On peut penser que Albert faisait un peu tous les travaux de la ferme… dont charretier mais aussi manouvrier suivant les besoins du jour. Il resta au moins 7 ans !
Si l’on ne retrouve pas spécialement d’informations sur Albert travaillant à la ferme (hormis pour cet accident), on retrouve de l’actualité quelques infos sur Mr BUTTIN et sa ferme.
– 12/06/1900 : fièvre aphteuse dans l’étable de Mr BUTTIN – article – dans l’édition du 31/07/1900, le séquestre est levé, fin de l’infection fièvre aphteuse ; – article –– 24/07/1903 : Incendie d’une meule de foin – chez Mr BUTTIN – article
– 04/03/1906 : Vente d’attirail de culture de la ferme de Ville-du-Bois : 10 chevaux et juments, 6 vaches, 1 taureau, 6 boeufs, chariot, 8 voitures à chevaux et à boeufs, 6 tombereaux, cabriolet, bresk, beurrière, harnais, instruments aratoires de toute natures, râteliers, ustensiles de laiterie… – article –
Mr BUTTIN aurait-il cessé ou changé son activité ?
Contexte Historique National
Albert grandit sous la période du Second Empire de Louis Napoléon Bonaparte – Napoléon III (1851 – 1870), un régime dictatorial arrivé au pouvoir par un coup d’état, puis qui a tendu vers un régiment plus parlementaire ensuite… La France se transforme en profondeur sous l’impulsion de la révolution industrielle… Paris change de visage sous la direction du Baron Haussmann… l’empire colonial se développe et les échanges mondiaux sont en pleine expansion.
A l’âge de 15 ans il a connu l’invasion Prusse (1870 -1871) qui amènera la France à la république, nouvelle période de fort développement de la France.
En 1880, c’est la première célébration de la fête du 14 juillet !
En 1889 il n’aura pas manqué de savoir qu’une tour était construite à Paris pour l’exposition universelle… la tour Eiffel !
Guerre de 14-18 : La famille envoie ses enfants au combat… et les combats sont tout proches : bataille de la marne
Chronologie Complémentaire
+ 1855 à 1921 : On retrouve Albert habitant à / autour de Lumigny avec ses parents / famille ;
+ 1879 – 24 ans : Albert habite déjà au château de Lumigny lors de son premier mariage ;
+ 1891 – 36 ans : Louise Julie est alors nourrice, il accueillent à la maison un bébé nommé Léa Gautier née en 1890 (11mois) ;
+ 10/02/1905 – 49 ans : Décès de son père Auguste à Lumigny – je cherche encore le décès de sa mère…
+ 23/10/1907 – 52 ans : Un enfant mort-né à Lumigny avec Louise Julie
+ 12/09/1915 – 60 ans : Décès de sa femme Louise Julie LEGRAND
+ Mars 1918 – 63 ans : Terrible mois pour la famille… son fils Ernest Athanase (38 ans) disparait, mort à La guerre… dans le même temps, son fils Emile Jean Marie (28 ans) est victime du gaz moutarde (il meurt 3 ans plus tard)… en avril, son fils Maurice Louis est incorporé aux campagnes contre l’Allemagne ;
+ mars 1920 – 65 ans : Albert cotise pour la mise en place d’un monument au mort à Lumigny à hauteur de 1Franc où sera inscrit le nom de son fils Ernest Athanase. Maurice Adrot cotise aussi 1 franc de son côté.
+ 21/08/1931 – 76 ans : Albert habite à Meaux, 7 avenue Gallieni où il décède ce jour là ;
Documents / Actes à consulter

Acte de Naissance 
Acte de second mariage 1 
Acte de second mariage 2 
Acte de second mariage 3 
7 rue Gallieni à Meaux – Maison de son décès en 1931 
Acte de décès de Louis Albérique 
Vente de Matériel chez Buttin 
Accident de charriot 
Accident de charriot 2 -
#1 ADROT la famille
La famille ADROT en ligne directe… et aussi loin que je suis remonté jusqu’à aujourd’hui.. (dans l’ordre le plus ancien vers le plus récent)
est originaire de Seine-et-Marne : Sancy-lès-Provins – Vaudoy-en-Brie – Planoy – Ormeaux – Lumigny – Meaux –Le premier des ADROT à décéder hors de Seine-et-Marne est Maurice Louis (mon arrière grand-père), décédé en 1974 à Baillargues alors qu’il habitait chez sa fille Mauricette.
… toujours de métier proche de la terre : Laboureur (1650), Marguillier, Charron (vers 1700), Manouvrier , Charretier, domestique , ouvrier agricole…
Je vous invite à remonter de génération en génération dans cette lignée ADROT et ses conjoints, mélangeant histoire familiale et histoire nationale (vie à la campagne, différentes guerres).
Remontons donc de génération en génération :
Maurice Louis ADROT (1899 – 1974)
Louis Albérique ADROT (1855 – 1931)
Louis Augustin ADROT (1826 – 1905)
Jean-Baptiste Denis ADROT (1787 – 1828)
Denis ADROT (1756 – 1787)
Guillaume ADROT (1725 – 1798)
Nicolas III ADROT (1692 – avant 1753)
Nicolas II ADROT (1662 – 1704)
Nicolas I ADROT (1632 – 1679)
Jean ADROT – dont on ne connait rien.* Pour une meilleure lecture j’ai numéroté les générations qui se suivent avec le même prénom en rajoutant I ou II ou III.
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#1 – Famille RAVOISIER / MOLKO
De la fin du XIX ème siècle à 1984

Mireille a laissé un album photos que chacun aura surement déjà vu en lui rendant visite !
Retrouvons ici ces photos accessibles à chacun avec les éléments d’informations correspondantes dessous !
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# 3 COLAS – Antoine Joseph FOURNIER (1772 – 1815)
Sa vie
Fils de Anselme Joseph FOURNIER et de Marie Catherine NARZOU
Né le 17 décembre 1772 à Brest, baptisé le 18…
Mariage le 19 avril 1794 avec Marie Yvonne PETIT à Brest en présence de de son père et de son grand-père Joseph FOURNIER. On imagine une grande fête réunissant toute la famille à cette occasion !

La vie d’Antoine Joseph FOURNIER Chronologie de sa vie
14/10/1777 au 13/01/1778 (5 ans) : Mousse sur le vaisseau l’Actif sous les ordres du commandant Hector – en temps de paix.
29/05/1778 au 20/03/1779 (8 ans) : Mousse sur le vaisseau La Bretagne – en temps de paix.
10/05/1787 au 13/11/1788 (15 ans) : Aspirant volontaire – Campagne de Lisbonne, Saint Domingue et Nouvelle Angleterre
14/11/1788 – 25/09/1789 : Aspirant sur La Bretonne – Océan (Atlantique) et Méditerranée
10/06/1790 au 02/01/1791 : Aide pilote sur la Cybèle – Côtes de l’Atlantique
03/01/1791 au 16/08/1791 : Volontaire 1 ere Classe sur l’Espiègle – Océan (Atlantique) et Méditerranée
06/05/1792 au 06/08/1792 : En Observation sur les côtes – Enseigne
07/08/1792 au 03/03/1793 : Affecté au service du port à Brest
04/03/1793 au 06/04/1793 – Service de Rade sur la Thétys
07/04/1793 au 27/04/1793 : Service de la Rade sur le Républicain
20/06/1792 au 31/07/1793 : Service du Port
1793 à 1796 : Chef à la directions des Services de mouvements – Enseigne de vaisseau
21/03/1796 au 22/09/1800 : Sous chef des mouvements du Port –
23/09/1800 au 03/02/1803 : Lieutenant de Vaisseau – Sous chef des mouvements du Port
04/02/1803 au 14/10/1803 : Service en Rade – Capitaine de Frégate sur La chevrette dont il a le commandement –
15/10/1803 au 06/11/1803 : Service du Port – Capitaine de frégate
1803 – 1804 : sur le Vaisseau l’Invincible qu’il commande (capitaine de frégate) en service dans la Rade temps de guerre.
06/02/1804 au 19/06/1808 : Campagne des Antilles : Cayenne, Martinique et la Havane… 2 combats sur le vaisseau Le Foudroyant – en temps de guerre en tant que capitaine de Frégate sous les commandements de Henry et Garreau .. Au long de cette campagne il retrouvera plusieurs de ses fils : Théophile Joachim et Yves Hippolythe et survivront à un terrible Ouragan en 1806.Le 25 septembre 1805, Napoléon ordonne que onze vaisseaux et trois frégates de l’armée navale de Brest soient armés des meilleurs marins. Cette escadre expéditionnaire sera formée de deux divisions : la première sous les ordres du contre-amiral Corentin de Leissègues, et la seconde sous les ordres du contre-amiral Jean-Baptiste Philibert Willaumez. Ces deux divisions vont mener une course d’État, c’est-à-dire : de recherche et de destruction de navires ennemis. Contrairement à la guerre de course privée, la course d’État ne recherche pas le profit et l’appât du gain, mais uniquement le harcèlement du trafic commercial.
Le Foudroyant (80 canons) fait partie de l’escadre de Willaumez (8 vaisseaux), armée pour sept mois de mer et quatre d’eau. Un autre vaisseau de l’escadre, Le Vétéran, embarque à sa tête le jeune frère de Napoléon : Jérôme Bonaparte. La flotte quitte Brest le 13 décembre 1805 et arrive en face du cap de Bonne-Espérance le 17 février 1806, terre nouvellement occupée par les Anglais. Willaumez décide alors de se porter vers une terre neutre pour ravitailler, et arrive à San Salvador de Bahia le 4 avril 1806. Une fois le ravitaillement effectué, Willaumez entreprend un blocus au large de Cayenne, puis de la Barbade. Pendant toutes les navigations dans les Antilles, la flotte française se confronte au jeu du chat et de la souris avec les anglais.
Le 21 juin 1806, le Foudroyant déjoue les anglais pour entrer à Fort de France sur l’île de la Martinique d’où il repartira le 1er juillet. Antoine Joseph Fournier croisera Villaret-Joyeuse, qui avait été le commandant lors des terribles combats de son père (Anselme) au milieu de l’Atlantique lors de la bataille des 29 mai et 1erjuin 1794.Une tempête disperse les navires qui se perdront de vue…
Avec son escadron épuisé, Willaumez remonte en direction de Terre-Neuve pour échapper aux anglais. Le 18 aout, Le Foudroyant fait face à un violent Ouragan à 600 km au nord-est de Port Rico. Le Foudroyant démâte et est lourdement endommagé pendant l’ouragan et doit se diriger vers la Havane pour réparer avant de revenir à Brest. C’était sans compter sur les anglais qui attaquent le navire au large de la Havane. L’artillerie du Foudroyant parvient quand même à mettre en déroute les attaquants qui voyant du renfort espagnol se diriger vers eux ne demanda pas son reste.
Le Foudroyant part de la Havane fin 1806 et arrive à Brest, avec Willaumez lui-même, en février 1807 seulement. Seuls 4 des 11 navires de ligne partis de Brest en décembre 1805 purent alors rentrer en France

20/06/1808 au 31/08/1810 : au service du Port
01/09/1810 au 20/07/1814 : Sur le Nestor (classe Téméraire, sous classe Danube – 74 canons) sous les ordres du commandant Jean-Jacques-Etienne LUCAS – Fréquents appareillages dans la rade de Brest – grade de capitaine de frégate – temps de guerre. Sur ce même bateau se trouvera aussi son fils Théophile Joachim à partir de 1811 jusque 1819.
L’Achille – de même catégorie que Le Nestor
21/07/1814 au 12/10/1815 : Au service du Port jusqu’à son décès, en service.Chevalier de la Légion d’honneur et de Saint-Louis
Son décès :
Il décède juste après la période dite des “100 jours” de Napoléon en même temps que son frère. Depuis le 07/08, Napoléon navigue en direction de l’île de Sainte-Hélène, où il finira ses jours
A son décès il laisse 2 orphelins en bas âge. Sa femme touchera 325 francs de pension de veuve jusqu’à son décès en 1821… une pension sera ensuite versée pour les 2 orphelins qui rejoindrons leur oncle.
Documents d’Etat Civil / Baptème






Documents relatifs à la carrière Militaire




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#2 COLAS – Anselme Joseph FOURNIER (1740 – 1820)
Sa vie
Fils de Joseph FOURNIER et Barbe Françoise TERROUENNE
Naissance : 10/10/1740 à Sainte-Marie-aux-Chênes (Moselle)
1er Mariage avec LEBRETON Marguerite (décédée en 1771) – 4 enfants
– Gilonne Marie FOURNIER (1768 – ? ) ;
– Anne Nicole FOURNIER (1769 – ? ) ;
– Louise et Marie Félix FOURNIER (1771 – ? ) – jumelles ;2ème mariage le 03/02/1772 à Brest avec NARZOU Marie Catherine – 10 enfants


Antoine Joseph FOURNIER (1772 – 1815) – (ancêtre direct) dit le Colonel Sébastienne Josephe FOURNIER (1773 – ?) Jean Pierre Prothée FOURNIER (1775 – ?) Louis Joseph Auguste FOURNIER (1776 – ?) Jean Baptiste Auguste FOURNIER (1777 – 1820) – Enseigne de Vaisseau qui disparaitra en mer Marie Jeanne FOURNIER (1778 – 1846) Melchior Marie FOURNIER (1780 – 1855) – Colonel d’infanterie et Grand croix de commandeur (voir Bio)
et Rose Marie FOURNIER (1780 – 1749) – jumeauxSébastienne Perrine FOURNIER (1782 – ) Louis Alexandre Julien Antoine FOURNIER (1783 – 1815) – Enseigne de vaisseau (voir Bio) 
Décès le 18/01/1820 à Brest ;
Chronologie de sa vie :
47 ans, 10 mois et 16 jours de service dans la Marine.+ 08/03/1763 – Recrue engagée au bureau de Metz ;
mars 1763 : Nous sommes à la fin de la terrible guerre de 7 ans, conflit majeur en Europe ! Le duc de Choiseul, sous le règne de Louis XV va moderniser le domaine militaire et en 1763 il faut reconstituer les effectifs de soldats et marins. En France, un sursaut patriotique permettra de reconstruire une flotte modernisée qui pourront accueillir parfois jusqu’à 500 personnes ! Il fallu donc recruter jusqu’au fin fond des campagnes de Moselle !
Louis XIV entreprendra ensuite d’amplifier la réorganisation militaire, notamment de la marine… créant le contexte d’évolution pour Anselme FOURNIER tout au long de sa carrière.+ 09/06/1763 – Arrivée à la Brigade d’artillerie de Marine à Brest
+ du 01/01/1766 au 31/12/1766 : sur le navire La Porteuse – période de paix ;La Porteuse est une Gabare (transport de marchandise) construite à Brest à partir de septembre 1764, mise à flot le 16 mars 1765 et en service en 1765 ; armée en flûte (armement léger permettant au Navire d’être rapide sur l’eau).
A titre d’expérimentation, La Porteuse recevra à son grand mât des cordages dont les fils ont été goudronnés à froid. En juin 1765, le commandant Trobriand trouve les cordages bons : ils lui paraissent
plus souples, ils « suent moins le goudron » et roulent mieux dans les poulies. Anselme participera donc à cette expérimentation en 1766… pour juger de la force et de la durée des cordages.
le 15 juillet 1766… La Porteuse appareille de la baie de Cadix… juste après l’arrivée d’une frégate de guerre anglaise le Montréal… La flûte française La Porteuse est commandée par le sieur Trobriand.
le 12 août 1766… arrivée de La Porteuse à Gênes arrivant de Cadix… à apporté des piastres pour plusieurs particuliers de Gênes. Départ pour Brest le 25/08/1766.+ du 28/03/1767 au 30/07/1767 : sur le navire l’Union – période de paix ;
Vaisseau 3eme rang – 64 canons – rattaché à Brest – construit en 1763 pouvant contenir 320 personnes en temps de paix / 480 personnes en temps de guerre.
Le 07/04/1767 l’Union met les voiles en direction du Maroc avec à son bord le général Breugnon, ambassadeur extraordinaire pour le roi au Maroc. Sa route, au départ de Brest, double le cap Finistère, le golfe de Gascogne… prolonge les côtes d’Espagne puis du Portugal en direction d’abord de Cadix dans le détroit de Gibraltar, entrepôt du commerce des Indes Occidentales.
A son bord se trouve un scientifique qui observe Jupiter et ses satellites à travers des instruments de son invention, affinant les réglages peu à peu et s’accommodant du roulis du vaisseau… Au large de Lisbonne, il réussit à se localiser avec les étoiles et à calculer une distance précise de la côte… première observation du genre sur un navire en navigation.
L’Union continua ensuite sa route jusqu’à Safi au Maroc. Là, l’ambassadeur pu se rendre à terre pour sa mission d’ambassadeur… accueillis par 10 000 cavaliers qui le saluèrent par une décharge de leurs carabines à poudre, recouvrant les visages d’une poudre à canon et d’une fumée incommode, un salut qui s’appelle : Bruler la poudre ! A sa rencontre avec le consul Salva, il apprit que la trêve avec les Maures était rompue depuis peu.
L’Union se dirigea ensuite vers Salé pour revenir à Brest le 21 juillet 1767 où l’équipage put débarquer après une quarantaine de quelques jours pour vérifier qu’il n’y avait pas de signes de maladies. Le navire rapporta quelques chevaux arabes, des moutons de Barbarie, des tapis de Turquie, des vêtements Maures ou encore du miel !Selon le récit d’Alexis Rochon – membre de l’institut National de France présent sur le vaisseau
+ du 01/10/1768 au 17/03/1769 : Sur le navire La Dorade – Période de paix –La Dorade est une petite gabare composée de 20 personnes (jusqu’à 70 en temps de guerre) construit en 1764, armé de 12 canons. Cette gabare était destinée à faire le cabotage sur les côtes de France + 1769 – Grade de Caporal ;
+ 1770 – Sergent ;
+ 1773 – Fourrier ;
+ 01/04/1782 – Sous-Lieutenant ;
+ 01/05/1786 – Garçon Major de la 1ère division des canonniers matelots ;
+ 04/03/1791 : Chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis ;
+ 01/07/1792 – Capitaine au 1er régiment d’artillerie de marine ;
+ 19/04/1794 : quelques jours avant son départ pour la bataille dans l’Atlantique, son fils Antoine Joseph se marie à Brest – on imagine un moment de retrouvailles de la famille.
+ 06/04/1793 au 14/12/1794 : Période de guerre – sur la canonnière Le TERRIBLE (qui existe de 1793 à 1795) – 2 combats les 29 mai et 1erjuin 1794 ;Le Terrible
Vaisseau de guerre de 60 mètres X 16 mètres armé d’une première batterie de 40 canons de 36 livres, d’une seconde batterie de 40 canons de 24 livres et d’une troisième batterie de 30 canons de de 8 livres.
Ce bateau va s’illustrer dans la bataille du 13 priairial An 2 (29 mai et 1er juin1794) a bord duquel se trouve Anselme FOURNIER.
Un flotte de 23 vaisseaux et 16 frégates part de Brest sous les ordres de l’Amiral Villaret de Joyeuse à la rencontre d’une gigantesque flotte de 117 vaisseaux en provenance des Etats-Unis (indépendance récente) chargé de blé. Après plusieurs hivers rigoureux et les effets de La révolution française, la France est menacée de très faibles récoltes et donc de disette. Les Etats-Unis, reconnaissant de l’aide apportée par la France dans son combat contre les anglais, rembourse alors sa dette.
L’Amiral Villaret de Joyeuse est chargé de protéger le convoi, dont les anglais ont eu vent et comptent bien s’emparer. Il part de Brest le 16 mai. Le 19 mai il capture une partie d’un convois hollandais (53 navires) venant de Lisbonne que les anglais recaptureront le 21 mai au français. Les anglais décident de poursuivre la flotte française alors qu’une autre flotte anglaise pourra se charger d’intercepter le convoi.
C’est ainsi que s’engagent les combats du 29 mai et 1er juin 1794. Pendant 2 jours, c’est la course poursuite, d’abord vent arrière, les français arrivent à échapper aux premières attaques mais le vent est instable et changeant. Les 2 ennemis doivent alors se faire face et engager les combats.
Le Terrible est commandé par le contre-amiral François Joseph Bouvet et le Capitaine Pierre-Jacques Longer positionné dans les premiers rangs de l’armada, les 110 canons prêts à cracher le feu. Anselme est alors capitaine dans le 1er régiment d’artillerie de marine. Il faut préciser que la période est perturbée dans les rangs de la marine et les équipages relativement désobéissants et mal entrainés.
Le HMS Sovereign (anglais), célèbre navire anglais engage de croiser le Terrible pour le canonner mais une lourde erreur de barre va l’emmener au delà de la ligne française, l’exposant ainsi aux tirs nourris du Terrible. Imaginez près de 50 canons mis à feu qui viennent vous percuter ! Le HSM Sovereign parvient finalement à se retourner pour passer à l’offensive… mais il est tard, le vaisseau est gravement endommagé et son Amiral grièvement blessé.
Le Terrible va alors s’éloigner du combat pour se réunir avec d’autre vaisseaux pour tenter de nouvelles attaques… mais les anglais sont rapides à la manœuvre ! Pendant ce temps le convoi plus au sud peut passer tranquillement et arriver jusqu’au côtes françaises.
Pour le groupe combattant aussi la côte se rapproche. Les deux flottes vont se déchirer à coups de canons et d’assauts.
Le Royaume-Uni et la France revendiquèrent tous deux la victoire : le Royaume-Uni car il avait capturé ou détruit sept navires français sans en perdre un seul et qu’il était resté maître de la zone de la bataille et la France car le convoi était parvenu à traverser l’Atlantique sans pertes significatives.
Au final on dénombre 1654 morts, près de 1000 blessés et plus de 4 000 prisonniers côté français.
Et c’est ainsi que le grain livré permit d’éviter à une partie de la population française une famine supplémentaire !

Louis Thomas Villaret de Joyeuse 
+ 1792 à janvier 1811 – Employé à l’armement et au désarmement des batteries de la côte nord et sud de la Rade de Brest ;
+ 07/06/1793 : Anselme fait don à la convention de sa décoration de Saint-Louis pour frais de guerre (archives parlementaires).
+ 29/01/1796 – Chef de Bataillon ;
+ 15/06/1804 – Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de la légion d’honneur ;La revue régionale Le petit Lorrain de 1923 mentionne le colonel Anselme Fournier dans un article parlant des légionnaires engagés de la Moselle sous le premier empire. En 1802, Napoléon Bonaparte défend la création de la légion d’honneur afin de récompenser le mérite plutôt que l’héritage ! Anselme Fournier, déjà détenteur de la croix de Chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis reçoit dès sa création la légion d’honneur. En août 1804, Napoélon remet la décoration : une étoile à cinq rayons doubles suspendue à un ruban moiré rouge. Le centre de l’étoile entouré d’une couronne de chêne et de lauriers présente d’un côté la tête de l’empereur, de l’autre l’aigle tenant la foudre avec pour légende : “Honneur et Patrie”. L’histoire raconte que la cérémonie a lieu près de Boulogne sur mer, Napoléon assis sur le fauteuil de Dagobert puisait, dans les casques et cuirasses de Bayard et Duguesclin, les croix à distribuer.
On imagine facilement l’orgueil d’Anselme ce jour de remise de légion d’Honneur.
+ 24/01/1811 – Admis à la retraite, comme colonel
5 de ses fils prendront la relève dans la Marine !
+ Jean-Baptiste naviguera en 1796 sur le Terrible en tant qu’aspirant première Classe et deviendra un jour Enseigne de Vaisseau.
+ Antoine Joseph (lignée directe) deviendra Enseigne de Vaisseau
+ Jean Pierre Prothée deviendra Officier de la marine espagnole
+ Melchior Marie sera Colonel d’infanterie de Marine
+ Louis Alexandre Julien Antoine sera aussi Enseigne de VaisseauDocuments Actes Etat Civil



Documents relatifs à la légion d’honneur et croix de Saint-Louis







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#1 COLAS – Les marins de la branche FOURNIER
Les recherches généalogiques sont parfois un peu monotones quand de manière systématique on remonte le temps à travers les actes de naissances, mariages et décès… nous donnant quelques informations banales que sont les dates et les noms. C’est toutefois le point de départ pour en savoir plus et trouver des histoires familiales qui se mêlent aux histoires de France.
Voici une introduction à de futures publications sur les marins FOURNIER !
Bataille du 13 prairial an II (1er juin 1794) entre les Français et les Anglais
La Famille FOURNIER, basée à Brest deviendra une grande famille de marins, parfois en temps de paix mais aussi en temps de guerre face notamment à nos ennemis de toujours, les Anglais !
Chacun des fils de la famille sera reconnu pour ses services pour la France au travers de médailles telles que les Croix de Saint-Louis, La médaille de Sainte-Hélène (Marins ayant servis sous Napoléon Bonaparte) ou de la légion d’honneur !Je vous invite, à travers les dossiers de marins des Fournier, à nous plonger dans l’histoire des batailles épiques qui ont eu lieu au beau milieu des Océans à travers le globe. A ce jour j’ai pu examiner 12 dossiers de Marins aux archives centrales de la marine… et dont je vais livrer ici les contenus.
Voici la branche en question pour quelques repères visuels
Tous les frères et soeurs n’apparaissent pas (pour plus clarté !) mais quelques articles sont prévus sur la famille étendue des Fournier !
Aux origines des FOURNIER
La branche FOURNIER est d’abord située en Moselle (57) et Meurthe et Moselle (54) entre 1607 jusque dans les années 1765. On y retrouve un échevin d’église (Jean FOURNIER / 1640-1697) ou encore un Marchand Boucher (Joseph FOURNIER / 1715-1808). De cette époque on retrouve des actes sans plus de détails que les dates de naissances / mariages / décès (pour le moment !).De l’union de Joseph et Barbe Françoise TERROUENNE naitra Anselme Joseph FOURNIER, premier d’une lignée de marins qui au fil des générations serviront dans la marine royale ou de Napoléon. Il quittera sa région natale pour rejoindre Brest, engagé dans la marine, où il se mariera le 03/02/1772 à l’âge de 32 ans.
Descendons dans la lignée FOURNIER de père en fils… et fille
I – Anselme Joseph FOURNIER (1740 – 1820).
A l’âge d’environ 23 ans, il quitte sa Moselle natale pour s’engager dans la marine au bureau de Metz et envoyée à Brest. C’est le premier à partir… et de là, la lignée restera basée quelques générations sur Brest. Il naviguera sur différents navires comme La Porteuse, L’union, La Dorade en période de paix… puis sur la canonnière Le Terrible entre 1793 et 1794 en période de guerre. Il sera Caporal, Sergent, Fourrier, Sous-Lieutenant, Garçon Major, Capitaine, Chef de Bataillon ou encore Colonel d’artillerie.. totalisant 47 ans, 10 mois et 16 jours de services effectifs !Il reviendra vivant de la terrible bataille du 13 prairial de l’an II (29 mai et 1er juin 1794) en plein Atlantique… l’occasion de se plonger dans ce que furent ces affrontements destructeurs à coups de canons (sur sa page bio !).
Marié 2 fois, il aura une nombreuse descendance (14 enfants recensés). Ses fils prendront sa suite sur les navires… aux destins tout aussi hors norme.
+ Le 4 mars 1791 il deviendra Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de Saint-Louis ;
+ Le 15 juin 1804 – Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de la légion d’honneur ;Il décèdera à l’âge de 79 ans à Brest entouré de sa famille après avoir perdu plusieurs de ses fils marins.

Courrier Membre de la légion d’Honneur
II – Antoine Joseph Marie FOURNIER (1772 – 1815)
Né le 17 décembre 1772 à Brest, Premier des fils d’Anselme Fournier (après 4 soeurs) et de Marie Catherine NARZOU, il est aussi dans la lignée directe de l’arbre généalogique.
Il semble grandir sur les Navires ! Son dossier de marine le mentionne à l’âge de 5 ans comme Mousse dès 1777 sur l’Actif pendant quelques mois. Il sera Mousse pendant 10 ans sur divers navires, puis Aspirant, Matelot, Aide pilote, enseigne de Vaisseau, Lieutenant de Vaisseau puis Capitaine de frégate.. parfois en temps de guerre… une carrière longue de 26 ans, 10 mois et 2 jours.
Il naviguera du côté de Lisbonne, Saint Domingue, l’Angleterre… et fera une campagne dans les antilles entre Cayenne, La Martinique et La Havane effectuant notamment 2 combats entre 1804 et 1808.
Il terminera sa carrière en 1815 quand il décèdera à l’âge de 42 ans en poste au port de Brest laissant 2 orphelins en bas âge de 11 et 12 ans (leur mère décèdera peu de temps après en 1821).+ Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis
+ Membre de la légion d’Honneur
Vaisseau le foudroyant sur lequel a navigué Antoine Joseph Marie FOURNIER lors de la campagne dans les Caraïbes entre 1804 et 1808
III – Théophile Joachim FOURNIER (1797 – 1875)
C’est le fils d’Antoine Joseph Marie (3ème génération de marins !). Il nait en 1797 quelques après la révolution française. Lui aussi va grandir sur les navires… Son premier poste de Mousse il l’aura à l’âge de 7 ans sur le Foudroyant… probablement accompagnant son père dans les campagnes du Brésil et les Antilles avant de revenir sur Brest. Sa carrière évoluera entre 1805 et et 1823… D’abord sur des navires de la marine (avec son père et son oncle), puis plus tard sur des bâtiments de commerce. Il naviguera très loin autour du globe : Antilles, Angleterre, Sénégal et côtes d’Afrique, Terre Neuve… passant de Mousse à Aspirant, Chef de timonerie, chef de comptabilité, Lieutenant puis 2 ème Capitaine sur un trois mats !
Il sera remercié à plusieurs reprises, victime des changements politiques de l’époque (période Napoléon). En 1815, il s’engage dans le corps des artilleurs employés à la butte Montmartre pour combattre… mais sans succès final puisque la bataille fut perdue et il fut de nouveau remercié. Napoléon défait, il se résoudra à naviguer sur des bateaux de commerces… Au changement de régime, il revient en France et écrit un courrier au ministre pour demander son grade d’Enseigne de Vaisseau… l’histoire découverte ne dit pas s’il l’a obtenu un jour. Il sera médaillé sous Napoléon 3 de la médaille de Sainte-Hélène en 1857 !
Il mourra à l’âge de 78 ans à son domicile de Brest !
Courrier adressé au Ministre pour demander le grade d’Enseigne de Vaisseau
IV – Anaïs Amélie FOURNIER (1836 – 1913)
Toujours dans la lignée directe en 1864 elle aura un fils de père inconnu, Charles, qui gardera le nom de sa mère. Plus tard elle rencontrera Gustave MONGIN, capitaine d’artillerie et se marieront à Nantes (en 1870) où ils habitent dans un premier temps… puis plus tard nous les retrouverons à Paris.Charles FOURNIER… aura une fille Marthe qui se mariera avec Edmond Colas… et est le grand-père maternel de Fernand Colas (voir schéma du début). A ce jour je ne sais pas grand chose d’elle mais il y a matière à chercher !
Elle décède le 13 mai 1913 à Paris 10 ème arrondissement.
Voici donc une première présentation de la branche Fournier directe, marins au service de la France pendant 3 générations ! Au fil du temps je vous livrerais les détails de ces vies marines, mélangeant histoire de France et vie familiale !
Il faut Mentionner aussi les cousins de la branche directe :
– Charles Anselme FOURNIER ;
– Jean Baptiste Auguste FOURNIER ;
– Louis Alexandre Julien FOURNIER et sa femme Jeanne Perrine MICOUIN
– Melchior Marie FOURNIER ;
– Théophile Hyppolite Alfred FOURNIER ;
J’ai des éléments sur toutes ces personnes que je ne manquerais pas de vous partager ensuite !
Bonne Lecture
Jonathan -
Bonjour tout le monde !
Je déposerais ici au fil de mes recherches, de manière régulière ou pas, des articles sur ce qu’il me semble intéressant de mettre en valeur dans les différentes généalogies que j’ai entrepris depuis pas mal d’années.
Toute suggestion ou complément d’information est la bienvenue !
