Sa vie

Fils de Anselme Joseph FOURNIER et de Marie Catherine NARZOU
Né le 17 décembre 1772 à Brest, baptisé le 18…

Mariage le 19 avril 1794 avec Marie Yvonne PETIT à Brest en présence de de son père et de son grand-père Joseph FOURNIER. On imagine une grande fête réunissant toute la famille à cette occasion !

Chronologie de sa vie
14/10/1777 au 13/01/1778 (5 ans) : Mousse sur le vaisseau l’Actif sous les ordres du commandant Hector – en temps de paix.
29/05/1778 au 20/03/1779 (8 ans) : Mousse sur le vaisseau La Bretagne – en temps de paix.
10/05/1787 au 13/11/1788 (15 ans) : Aspirant volontaire – Campagne de Lisbonne, Saint Domingue et Nouvelle Angleterre
14/11/1788 – 25/09/1789 : Aspirant sur La Bretonne – Océan (Atlantique) et Méditerranée
10/06/1790 au 02/01/1791 : Aide pilote sur la Cybèle – Côtes de l’Atlantique
03/01/1791 au 16/08/1791 : Volontaire 1 ere Classe sur l’Espiègle – Océan (Atlantique) et Méditerranée
06/05/1792 au 06/08/1792 : En Observation sur les côtes – Enseigne
07/08/1792 au 03/03/1793 : Affecté au service du port à Brest
04/03/1793 au 06/04/1793 – Service de Rade sur la Thétys
07/04/1793 au 27/04/1793 : Service de la Rade sur le Républicain
20/06/1792 au 31/07/1793 : Service du Port
1793 à 1796 : Chef à la directions des Services de mouvements – Enseigne de vaisseau
21/03/1796 au 22/09/1800 : Sous chef des mouvements du Port –
23/09/1800 au 03/02/1803 : Lieutenant de Vaisseau – Sous chef des mouvements du Port
04/02/1803 au 14/10/1803 : Service en Rade – Capitaine de Frégate sur La chevrette dont il a le commandement –
15/10/1803 au 06/11/1803 : Service du Port – Capitaine de frégate
1803 – 1804 : sur le Vaisseau l’Invincible qu’il commande (capitaine de frégate) en service dans la Rade temps de guerre.
06/02/1804 au 19/06/1808 : Campagne des Antilles : Cayenne, Martinique et la Havane… 2 combats sur le vaisseau Le Foudroyant – en temps de guerre en tant que capitaine de Frégate sous les commandements de Henry et Garreau .. Au long de cette campagne il retrouvera plusieurs de ses fils : Théophile Joachim et Yves Hippolythe et survivront à un terrible Ouragan en 1806.

Le 25 septembre 1805, Napoléon ordonne que onze vaisseaux et trois frégates de l’armée navale de Brest soient armés des meilleurs marins. Cette escadre expéditionnaire sera formée de deux divisions : la première sous les ordres du contre-amiral Corentin de Leissègues, et la seconde sous les ordres du contre-amiral Jean-Baptiste Philibert Willaumez. Ces deux divisions vont mener une course d’État, c’est-à-dire : de recherche et de destruction de navires ennemis. Contrairement à la guerre de course privée, la course d’État ne recherche pas le profit et l’appât du gain, mais uniquement le harcèlement du trafic commercial.

Le Foudroyant (80 canons) fait partie de l’escadre de Willaumez (8 vaisseaux), armée pour sept mois de mer et quatre d’eau. Un autre vaisseau de l’escadre, Le Vétéran, embarque à sa tête le jeune frère de Napoléon : Jérôme Bonaparte. La flotte quitte Brest le 13 décembre 1805 et arrive en face du cap de Bonne-Espérance le 17 février 1806, terre nouvellement occupée par les Anglais. Willaumez décide alors de se porter vers une terre neutre pour ravitailler, et arrive à San Salvador de Bahia le 4 avril 1806. Une fois le ravitaillement effectué, Willaumez entreprend un blocus au large de Cayenne, puis de la Barbade. Pendant toutes les navigations dans les Antilles, la flotte française se confronte au jeu du chat et de la souris avec les anglais.
Le 21 juin 1806, le Foudroyant déjoue les anglais pour entrer à Fort de France sur l’île de la Martinique d’où il repartira le 1er juillet. Antoine Joseph Fournier croisera Villaret-Joyeuse, qui avait été le commandant lors des terribles combats de son père (Anselme) au milieu de l’Atlantique lors de la bataille des 29 mai et 1erjuin 1794.

Une tempête disperse les navires qui se perdront de vue… 

Avec son escadron épuisé, Willaumez remonte en direction de Terre-Neuve pour échapper aux anglais. Le 18 aout, Le Foudroyant fait face à un violent Ouragan à 600 km au nord-est de Port Rico. Le Foudroyant démâte et est lourdement endommagé pendant l’ouragan et doit se diriger vers la Havane pour réparer avant de revenir à Brest. C’était sans compter sur les anglais qui attaquent le navire au large de la Havane. L’artillerie du Foudroyant parvient quand même à mettre en déroute les attaquants qui voyant du renfort espagnol se diriger vers eux ne demanda pas son reste.

Le Foudroyant part de la Havane fin 1806 et arrive à Brest, avec Willaumez lui-même, en février 1807 seulement. Seuls 4 des 11 navires de ligne partis de Brest en décembre 1805 purent alors rentrer en France

20/06/1808 au 31/08/1810 : au service du Port
01/09/1810 au 20/07/1814 : Sur le Nestor (classe Téméraire, sous classe Danube – 74 canons) sous les ordres du commandant Jean-Jacques-Etienne LUCAS – Fréquents appareillages dans la rade de Brest – grade de capitaine de frégate – temps de guerre. Sur ce même bateau se trouvera aussi son fils Théophile Joachim à partir de 1811 jusque 1819.

L’Achille – de même catégorie que Le Nestor


21/07/1814 au 12/10/1815 : Au service du Port jusqu’à son décès, en service.

Chevalier de la Légion d’honneur et de Saint-Louis

Son décès :
Il décède juste après la période dite des « 100 jours » de Napoléon en même temps que son frère. Depuis le 07/08, Napoléon navigue en direction de l’île de Sainte-Hélène, où il finira ses jours
A son décès il laisse 2 orphelins en bas âge. Sa femme touchera 325 francs de pension de veuve jusqu’à son décès en 1821… une pension sera ensuite versée pour les 2 orphelins qui rejoindrons leur oncle.

Documents d’Etat Civil / Baptème

Documents relatifs à la carrière Militaire