Les recherches généalogiques sont parfois un peu monotones quand de manière systématique on remonte le temps à travers les actes de naissances, mariages et décès… nous donnant quelques informations banales que sont les dates et les noms. C’est toutefois le point de départ pour en savoir plus et trouver des histoires familiales qui se mêlent aux histoires de France.
Voici une introduction à de futures publications sur les marins FOURNIER !

La Famille FOURNIER, basée à Brest deviendra une grande famille de marins, parfois en temps de paix mais aussi en temps de guerre face notamment à nos ennemis de toujours, les Anglais !
Chacun des fils de la famille sera reconnu pour ses services pour la France au travers de médailles telles que les Croix de Saint-Louis, La médaille de Sainte-Hélène (Marins ayant servis sous Napoléon Bonaparte) ou de la légion d’honneur !
Je vous invite, à travers les dossiers de marins des Fournier, à nous plonger dans l’histoire des batailles épiques qui ont eu lieu au beau milieu des Océans à travers le globe. A ce jour j’ai pu examiner 12 dossiers de Marins aux archives centrales de la marine… et dont je vais livrer ici les contenus.
Voici la branche en question pour quelques repères visuels
Tous les frères et soeurs n’apparaissent pas (pour plus clarté !) mais quelques articles sont prévus sur la famille étendue des Fournier !

Aux origines des FOURNIER
La branche FOURNIER est d’abord située en Moselle (57) et Meurthe et Moselle (54) entre 1607 jusque dans les années 1765. On y retrouve un échevin d’église (Jean FOURNIER / 1640-1697) ou encore un Marchand Boucher (Joseph FOURNIER / 1715-1808). De cette époque on retrouve des actes sans plus de détails que les dates de naissances / mariages / décès (pour le moment !).
De l’union de Joseph et Barbe Françoise TERROUENNE naitra Anselme Joseph FOURNIER, premier d’une lignée de marins qui au fil des générations serviront dans la marine royale ou de Napoléon. Il quittera sa région natale pour rejoindre Brest, engagé dans la marine, où il se mariera le 03/02/1772 à l’âge de 32 ans.
Descendons dans la lignée FOURNIER de père en fils… et fille
I – Anselme Joseph FOURNIER (1740 – 1820).
A l’âge d’environ 23 ans, il quitte sa Moselle natale pour s’engager dans la marine au bureau de Metz et envoyée à Brest. C’est le premier à partir… et de là, la lignée restera basée quelques générations sur Brest. Il naviguera sur différents navires comme La Porteuse, L’union, La Dorade en période de paix… puis sur la canonnière Le Terrible entre 1793 et 1794 en période de guerre. Il sera Caporal, Sergent, Fourrier, Sous-Lieutenant, Garçon Major, Capitaine, Chef de Bataillon ou encore Colonel d’artillerie.. totalisant 47 ans, 10 mois et 16 jours de services effectifs !
Il reviendra vivant de la terrible bataille du 13 prairial de l’an II (29 mai et 1er juin 1794) en plein Atlantique… l’occasion de se plonger dans ce que furent ces affrontements destructeurs à coups de canons (sur sa page bio !).
Marié 2 fois, il aura une nombreuse descendance (14 enfants recensés). Ses fils prendront sa suite sur les navires… aux destins tout aussi hors norme.
+ Le 4 mars 1791 il deviendra Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de Saint-Louis ;
+ Le 15 juin 1804 – Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de la légion d’honneur ;
Il décèdera à l’âge de 79 ans à Brest entouré de sa famille après avoir perdu plusieurs de ses fils marins.

II – Antoine Joseph Marie FOURNIER (1772 – 1815)
Né le 17 décembre 1772 à Brest, Premier des fils d’Anselme Fournier (après 4 soeurs) et de Marie Catherine NARZOU, il est aussi dans la lignée directe de l’arbre généalogique.
Il semble grandir sur les Navires ! Son dossier de marine le mentionne à l’âge de 5 ans comme Mousse dès 1777 sur l’Actif pendant quelques mois. Il sera Mousse pendant 10 ans sur divers navires, puis Aspirant, Matelot, Aide pilote, enseigne de Vaisseau, Lieutenant de Vaisseau puis Capitaine de frégate.. parfois en temps de guerre… une carrière longue de 26 ans, 10 mois et 2 jours.
Il naviguera du côté de Lisbonne, Saint Domingue, l’Angleterre… et fera une campagne dans les antilles entre Cayenne, La Martinique et La Havane effectuant notamment 2 combats entre 1804 et 1808.
Il terminera sa carrière en 1815 quand il décèdera à l’âge de 42 ans en poste au port de Brest laissant 2 orphelins en bas âge de 11 et 12 ans (leur mère décèdera peu de temps après en 1821).
+ Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis
+ Membre de la légion d’Honneur

III – Théophile Joachim FOURNIER (1797 – 1875)
C’est le fils d’Antoine Joseph Marie (3ème génération de marins !). Il nait en 1797 quelques après la révolution française. Lui aussi va grandir sur les navires… Son premier poste de Mousse il l’aura à l’âge de 7 ans sur le Foudroyant… probablement accompagnant son père dans les campagnes du Brésil et les Antilles avant de revenir sur Brest. Sa carrière évoluera entre 1805 et et 1823… D’abord sur des navires de la marine (avec son père et son oncle), puis plus tard sur des bâtiments de commerce. Il naviguera très loin autour du globe : Antilles, Angleterre, Sénégal et côtes d’Afrique, Terre Neuve… passant de Mousse à Aspirant, Chef de timonerie, chef de comptabilité, Lieutenant puis 2 ème Capitaine sur un trois mats !
Il sera remercié à plusieurs reprises, victime des changements politiques de l’époque (période Napoléon). En 1815, il s’engage dans le corps des artilleurs employés à la butte Montmartre pour combattre… mais sans succès final puisque la bataille fut perdue et il fut de nouveau remercié. Napoléon défait, il se résoudra à naviguer sur des bateaux de commerces… Au changement de régime, il revient en France et écrit un courrier au ministre pour demander son grade d’Enseigne de Vaisseau… l’histoire découverte ne dit pas s’il l’a obtenu un jour. Il sera médaillé sous Napoléon 3 de la médaille de Sainte-Hélène en 1857 !
Il mourra à l’âge de 78 ans à son domicile de Brest !

IV – Anaïs Amélie FOURNIER (1836 – 1913)
Toujours dans la lignée directe en 1864 elle aura un fils de père inconnu, Charles, qui gardera le nom de sa mère. Plus tard elle rencontrera Gustave MONGIN, capitaine d’artillerie et se marieront à Nantes (en 1870) où ils habitent dans un premier temps… puis plus tard nous les retrouverons à Paris.
Charles FOURNIER… aura une fille Marthe qui se mariera avec Edmond Colas… et est le grand-père maternel de Fernand Colas (voir schéma du début). A ce jour je ne sais pas grand chose d’elle mais il y a matière à chercher !
Elle décède le 13 mai 1913 à Paris 10 ème arrondissement.
Voici donc une première présentation de la branche Fournier directe, marins au service de la France pendant 3 générations ! Au fil du temps je vous livrerais les détails de ces vies marines, mélangeant histoire de France et vie familiale !
Il faut Mentionner aussi les cousins de la branche directe :
– Charles Anselme FOURNIER ;
– Jean Baptiste Auguste FOURNIER ;
– Louis Alexandre Julien FOURNIER et sa femme Jeanne Perrine MICOUIN
– Melchior Marie FOURNIER ;
– Théophile Hyppolite Alfred FOURNIER ;
J’ai des éléments sur toutes ces personnes que je ne manquerais pas de vous partager ensuite !
Bonne Lecture
Jonathan

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