Sa vie
Fils de Joseph FOURNIER et Barbe Françoise TERROUENNE
Naissance : 10/10/1740 à Sainte-Marie-aux-Chênes (Moselle)
1er Mariage avec LEBRETON Marguerite (décédée en 1771) – 4 enfants
– Gilonne Marie FOURNIER (1768 – ? ) ;
– Anne Nicole FOURNIER (1769 – ? ) ;
– Louise et Marie Félix FOURNIER (1771 – ? ) – jumelles ;
2ème mariage le 03/02/1772 à Brest avec NARZOU Marie Catherine – 10 enfants


| Antoine Joseph FOURNIER (1772 – 1815) – (ancêtre direct) dit le Colonel |
| Sébastienne Josephe FOURNIER (1773 – ?) |
| Jean Pierre Prothée FOURNIER (1775 – ?) |
| Louis Joseph Auguste FOURNIER (1776 – ?) |
| Jean Baptiste Auguste FOURNIER (1777 – 1820) – Enseigne de Vaisseau qui disparaitra en mer |
| Marie Jeanne FOURNIER (1778 – 1846) |
| Melchior Marie FOURNIER (1780 – 1855) – Colonel d’infanterie et Grand croix de commandeur (voir Bio) et Rose Marie FOURNIER (1780 – 1749) – jumeaux |
| Sébastienne Perrine FOURNIER (1782 – ) |
| Louis Alexandre Julien Antoine FOURNIER (1783 – 1815) – Enseigne de vaisseau (voir Bio) |

Décès le 18/01/1820 à Brest ;
Chronologie de sa vie :
47 ans, 10 mois et 16 jours de service dans la Marine.
+ 08/03/1763 – Recrue engagée au bureau de Metz ;
mars 1763 : Nous sommes à la fin de la terrible guerre de 7 ans, conflit majeur en Europe ! Le duc de Choiseul, sous le règne de Louis XV va moderniser le domaine militaire et en 1763 il faut reconstituer les effectifs de soldats et marins. En France, un sursaut patriotique permettra de reconstruire une flotte modernisée qui pourront accueillir parfois jusqu’à 500 personnes ! Il fallu donc recruter jusqu’au fin fond des campagnes de Moselle !
Louis XIV entreprendra ensuite d’amplifier la réorganisation militaire, notamment de la marine… créant le contexte d’évolution pour Anselme FOURNIER tout au long de sa carrière.
+ 09/06/1763 – Arrivée à la Brigade d’artillerie de Marine à Brest
+ du 01/01/1766 au 31/12/1766 : sur le navire La Porteuse – période de paix ;
| La Porteuse est une Gabare (transport de marchandise) construite à Brest à partir de septembre 1764, mise à flot le 16 mars 1765 et en service en 1765 ; armée en flûte (armement léger permettant au Navire d’être rapide sur l’eau). A titre d’expérimentation, La Porteuse recevra à son grand mât des cordages dont les fils ont été goudronnés à froid. En juin 1765, le commandant Trobriand trouve les cordages bons : ils lui paraissent plus souples, ils « suent moins le goudron » et roulent mieux dans les poulies. Anselme participera donc à cette expérimentation en 1766… pour juger de la force et de la durée des cordages. le 15 juillet 1766… La Porteuse appareille de la baie de Cadix… juste après l’arrivée d’une frégate de guerre anglaise le Montréal… La flûte française La Porteuse est commandée par le sieur Trobriand. le 12 août 1766… arrivée de La Porteuse à Gênes arrivant de Cadix… à apporté des piastres pour plusieurs particuliers de Gênes. Départ pour Brest le 25/08/1766. |
+ du 28/03/1767 au 30/07/1767 : sur le navire l’Union – période de paix ;
| Vaisseau 3eme rang – 64 canons – rattaché à Brest – construit en 1763 pouvant contenir 320 personnes en temps de paix / 480 personnes en temps de guerre. Le 07/04/1767 l’Union met les voiles en direction du Maroc avec à son bord le général Breugnon, ambassadeur extraordinaire pour le roi au Maroc. Sa route, au départ de Brest, double le cap Finistère, le golfe de Gascogne… prolonge les côtes d’Espagne puis du Portugal en direction d’abord de Cadix dans le détroit de Gibraltar, entrepôt du commerce des Indes Occidentales. A son bord se trouve un scientifique qui observe Jupiter et ses satellites à travers des instruments de son invention, affinant les réglages peu à peu et s’accommodant du roulis du vaisseau… Au large de Lisbonne, il réussit à se localiser avec les étoiles et à calculer une distance précise de la côte… première observation du genre sur un navire en navigation. L’Union continua ensuite sa route jusqu’à Safi au Maroc. Là, l’ambassadeur pu se rendre à terre pour sa mission d’ambassadeur… accueillis par 10 000 cavaliers qui le saluèrent par une décharge de leurs carabines à poudre, recouvrant les visages d’une poudre à canon et d’une fumée incommode, un salut qui s’appelle : Bruler la poudre ! A sa rencontre avec le consul Salva, il apprit que la trêve avec les Maures était rompue depuis peu. L’Union se dirigea ensuite vers Salé pour revenir à Brest le 21 juillet 1767 où l’équipage put débarquer après une quarantaine de quelques jours pour vérifier qu’il n’y avait pas de signes de maladies. Le navire rapporta quelques chevaux arabes, des moutons de Barbarie, des tapis de Turquie, des vêtements Maures ou encore du miel ! |
+ du 01/10/1768 au 17/03/1769 : Sur le navire La Dorade – Période de paix –
| La Dorade est une petite gabare composée de 20 personnes (jusqu’à 70 en temps de guerre) construit en 1764, armé de 12 canons. Cette gabare était destinée à faire le cabotage sur les côtes de France |
+ 1769 – Grade de Caporal ;
+ 1770 – Sergent ;
+ 1773 – Fourrier ;
+ 01/04/1782 – Sous-Lieutenant ;
+ 01/05/1786 – Garçon Major de la 1ère division des canonniers matelots ;
+ 04/03/1791 : Chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis ;
+ 01/07/1792 – Capitaine au 1er régiment d’artillerie de marine ;
+ 19/04/1794 : quelques jours avant son départ pour la bataille dans l’Atlantique, son fils Antoine Joseph se marie à Brest – on imagine un moment de retrouvailles de la famille.
+ 06/04/1793 au 14/12/1794 : Période de guerre – sur la canonnière Le TERRIBLE (qui existe de 1793 à 1795) – 2 combats les 29 mai et 1erjuin 1794 ;
| Le Terrible Vaisseau de guerre de 60 mètres X 16 mètres armé d’une première batterie de 40 canons de 36 livres, d’une seconde batterie de 40 canons de 24 livres et d’une troisième batterie de 30 canons de de 8 livres. Ce bateau va s’illustrer dans la bataille du 13 priairial An 2 (29 mai et 1er juin1794) a bord duquel se trouve Anselme FOURNIER. Un flotte de 23 vaisseaux et 16 frégates part de Brest sous les ordres de l’Amiral Villaret de Joyeuse à la rencontre d’une gigantesque flotte de 117 vaisseaux en provenance des Etats-Unis (indépendance récente) chargé de blé. Après plusieurs hivers rigoureux et les effets de La révolution française, la France est menacée de très faibles récoltes et donc de disette. Les Etats-Unis, reconnaissant de l’aide apportée par la France dans son combat contre les anglais, rembourse alors sa dette. L’Amiral Villaret de Joyeuse est chargé de protéger le convoi, dont les anglais ont eu vent et comptent bien s’emparer. Il part de Brest le 16 mai. Le 19 mai il capture une partie d’un convois hollandais (53 navires) venant de Lisbonne que les anglais recaptureront le 21 mai au français. Les anglais décident de poursuivre la flotte française alors qu’une autre flotte anglaise pourra se charger d’intercepter le convoi. C’est ainsi que s’engagent les combats du 29 mai et 1er juin 1794. Pendant 2 jours, c’est la course poursuite, d’abord vent arrière, les français arrivent à échapper aux premières attaques mais le vent est instable et changeant. Les 2 ennemis doivent alors se faire face et engager les combats. Le Terrible est commandé par le contre-amiral François Joseph Bouvet et le Capitaine Pierre-Jacques Longer positionné dans les premiers rangs de l’armada, les 110 canons prêts à cracher le feu. Anselme est alors capitaine dans le 1er régiment d’artillerie de marine. Il faut préciser que la période est perturbée dans les rangs de la marine et les équipages relativement désobéissants et mal entrainés. Le HMS Sovereign (anglais), célèbre navire anglais engage de croiser le Terrible pour le canonner mais une lourde erreur de barre va l’emmener au delà de la ligne française, l’exposant ainsi aux tirs nourris du Terrible. Imaginez près de 50 canons mis à feu qui viennent vous percuter ! Le HSM Sovereign parvient finalement à se retourner pour passer à l’offensive… mais il est tard, le vaisseau est gravement endommagé et son Amiral grièvement blessé. Le Terrible va alors s’éloigner du combat pour se réunir avec d’autre vaisseaux pour tenter de nouvelles attaques… mais les anglais sont rapides à la manœuvre ! Pendant ce temps le convoi plus au sud peut passer tranquillement et arriver jusqu’au côtes françaises. Pour le groupe combattant aussi la côte se rapproche. Les deux flottes vont se déchirer à coups de canons et d’assauts. Le Royaume-Uni et la France revendiquèrent tous deux la victoire : le Royaume-Uni car il avait capturé ou détruit sept navires français sans en perdre un seul et qu’il était resté maître de la zone de la bataille et la France car le convoi était parvenu à traverser l’Atlantique sans pertes significatives. Au final on dénombre 1654 morts, près de 1000 blessés et plus de 4 000 prisonniers côté français. Et c’est ainsi que le grain livré permit d’éviter à une partie de la population française une famine supplémentaire ! |



+ 1792 à janvier 1811 – Employé à l’armement et au désarmement des batteries de la côte nord et sud de la Rade de Brest ;
+ 07/06/1793 : Anselme fait don à la convention de sa décoration de Saint-Louis pour frais de guerre (archives parlementaires).
+ 29/01/1796 – Chef de Bataillon ;
+ 15/06/1804 – Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de la légion d’honneur ;
| La revue régionale Le petit Lorrain de 1923 mentionne le colonel Anselme Fournier dans un article parlant des légionnaires engagés de la Moselle sous le premier empire. En 1802, Napoléon Bonaparte défend la création de la légion d’honneur afin de récompenser le mérite plutôt que l’héritage ! Anselme Fournier, déjà détenteur de la croix de Chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis reçoit dès sa création la légion d’honneur. En août 1804, Napoélon remet la décoration : une étoile à cinq rayons doubles suspendue à un ruban moiré rouge. Le centre de l’étoile entouré d’une couronne de chêne et de lauriers présente d’un côté la tête de l’empereur, de l’autre l’aigle tenant la foudre avec pour légende : « Honneur et Patrie ». L’histoire raconte que la cérémonie a lieu près de Boulogne sur mer, Napoléon assis sur le fauteuil de Dagobert puisait, dans les casques et cuirasses de Bayard et Duguesclin, les croix à distribuer. On imagine facilement l’orgueil d’Anselme ce jour de remise de légion d’Honneur. |

+ 24/01/1811 – Admis à la retraite, comme colonel
5 de ses fils prendront la relève dans la Marine !
+ Jean-Baptiste naviguera en 1796 sur le Terrible en tant qu’aspirant première Classe et deviendra un jour Enseigne de Vaisseau.
+ Antoine Joseph (lignée directe) deviendra Enseigne de Vaisseau
+ Jean Pierre Prothée deviendra Officier de la marine espagnole
+ Melchior Marie sera Colonel d’infanterie de Marine
+ Louis Alexandre Julien Antoine sera aussi Enseigne de Vaisseau
Documents Actes Etat Civil



Documents relatifs à la légion d’honneur et croix de Saint-Louis







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